"Je ne crois pas du tout à l’histoire des talibans inclusifs", avance Delphine Batho

"Je ne crois pas du tout à l’histoire des talibans inclusifs", avance Delphine Batho

INTERVIEW - La candidate à la primaire des écologistes est revenue sur la crise afghane et l’accueil de réfugiés par la France, qu’elle considère comme un devoir.

Tandis que les exfiltrations des ressortissants se poursuivent en Afghanistan, le dispositif d’accueil des personnes menacées par le régime taliban commence à s’organiser en Occident et en Europe. Parlant de "flux migratoires irréguliers" lundi soir au lendemain de la prise de Kaboul, Emmanuel Macron s’est par ailleurs attiré les foudres d’une partie de la gauche. "C’est une déclaration contraire aux principes de la France", a considéré Delphine Batho à son tour ce jeudi 19 août. 

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L'Afghanistan aux mains des talibans

Invitée de LCI, la candidate à la primaire écologiste a considéré qu’il s’agissait là d’un devoir d’accueillir les Afghans, et en particulier les Afghanes. "Les femmes afghanes se font tuer parce qu’elles sont des femmes. Où est la France ?", s’est interrogée la députée des Deux-Sèvres. "Je souhaite que la France décide que toute femme afghane qui souhaite le statut de réfugié se le verra accorder par la France."

En parallèle de cette déclaration, plusieurs élus locaux d’EELV ont exprimé depuis lundi leur volonté d’accueillir dans leur ville des réfugiés de nationalité afghane. C’est le cas d’Eric Piolle, maire de Grenoble et candidat à la primaire d’EELV, mais aussi de l’édile de Lyon Grégory Doucet et de celle de Strasbourg Jeanne Barseghian. À gauche, le maire PS de Marseille s’est lui aussi dit prêt à faire preuve de solidarité. "L'histoire de Marseille se confond avec celle des persécutés, des pourchassés, des affamés. Qu'ils viennent de Kaboul ou d'ailleurs ils auront toujours une place dans notre ville", a avancé Benoit Payan sur son compte Twitter.

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Au sujet de la crise afghane, Delphine Batho a également affirmé que la France ne pouvait reconnaitre officiellement le régime taliban. À ce jour, les insurgés islamistes sont encore considérés comme une organisation terroriste par les États-Unis ou l’Union européenne. "Le combat contre l’islamisme et le terrorisme passe par le féminisme", a encore souligné l’élue écologiste, disant ne pas croire "du tout à l’histoire des talibans inclusifs". Une référence aux propos du ministre des Affaires étrangères qui a dit espérer que l’organisation formera un gouvernement "inclusif", alors que les évacuations des expatriés français se poursuivent depuis l’aéroport de Kaboul. "On ne doit pas négocier avec les talibans", a renchéri Delphine Batho, tout en admettant que des "ponts aériens" ont été organisés dans l'immédiat.

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