Il y a un an, Donald Trump ordonnait le bombardement d'une base aérienne en Syrie

Il y a un an, Donald Trump ordonnait le bombardement d'une base aérienne en Syrie

ARCHIVES - Presque un an jour par jour après avoir bombardé la base aérienne d'al-Chaayrate en Syrie après une attaque chimique présumée, Washington menace à nouveau la Syrie de tirs. Et pour les mêmes raisons.

L'histoire se répète-t-elle ? Le 7 avril 2017, Donald Trump annonçait le lancement de 59 missiles de croisière Tomahawk sur une base aérienne dans la région de Homs en Syrie. Le Pentagone avait établi que les avions ayant mené une attaque chimique meurtrière trois jours plus tôt à Khan Cheikhoun, petite ville de la province d'Idleb, venaient de cette base. 

Selon des médecins sur place, les symptômes - pupilles dilatées, convulsions, mousse sortant de la bouche - sont similaires à ceux constatés sur des victimes d'attaques chimiques. L'opposition accuse alors le régime d'avoir utilisé des "obus" contenant du "gaz toxique sarin", ce que l'armée dément.

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Si "la ligne rouge a été franchie", il y aura "une riposte"- Paris

L'histoire se répète-t-elle ?

Un an plus tard, l'histoire semble bien se répéter. Ce samedi 7 avril 2018, les Casques blancs et l'ONG Syrian American Medical Society affirment que plus de 40 personnes ont péri dans une attaque aux "gaz toxiques" à Douma, dernière poche rebelle près de Damas, et accusent le régime. Ils font état de "plus de 500 cas" de personnes souffrant de "difficultés respiratoires" et dégageant "une odeur semblable à celle du chlore".

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France accusent le régime du président syrien Bachar al-Assad d'être responsable de cette attaque et font planer la menace d'une riposte militaire contre la Syrie. Des menaces que semblent être en passe de mettre à exécution Donald Trump qui a tweeté ce mercredi : "la Russie jure d'abattre n'importe quel missile tiré sur la Syrie. Que la Russie se tienne prête, car ils arrivent, beaux, nouveaux et 'intelligents!''.

Des accusations que réfutent d'une même voix le régime de Bachar-al-Assad et la Russie. Le président russe Vladimir Poutine met en garde contre "des provocations et des spéculations" jugées "inadmissibles". Les spécialistes russes n'ont pas trouvé de trace d'attaque chimique à Douma, affirme Moscou.

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Si "la ligne rouge a été franchie", il y aura "une riposte", a affirmé de son côté Paris, ajoutant que les échanges d'informations entre Emmanuel Macron et Donald Trump "confirment a priori l'utilisation d'armes chimiques". Si la France décide de frappes, celles-ci viseront les "capacités chimiques" du régime", a assuré Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse le 10 avril dernier.

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