VIDÉO - "Il y avait des cris partout" : un survivant raconte le crash de l'Airbus A320 au Pakistan

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RESCAPE - Les opérations de sauvetage des victimes de l'Airbus A320 à Karachi ont pris fin ce samedi. Sur les 99 passagers de l'avion, seuls deux ont survécu au crash. L'un d'eux a témoigné sur son lit d'hôpital. Aucun bilan, en revanche, pour les éventuelles victimes au sol.

À Karachi, la grande ville du sud du Pakistan, l'opération de sauvetage a pris fin. Vendredi, l'Airbus A320 de la Pakistan International Airlines s'est écrasé sur un quartier résidentiel en ne laissant que deux survivants sur ses 99 passagers. Le témoignage de l'un d'eux a ému le monde entier. 53 secondes d'interview depuis son lit d'hôpital qui sont devenues virales sur les réseaux sociaux :  Après que l'avion a heurté le sol, "j'ai repris conscience et j'ai vu du feu partout. Personne n'était visible", se souvient le jeune homme de 24 ans. "Il y avait des cris d'enfants, d'adultes et de personnes âgées, des cris partout. Tout le monde essayait de survivre."

"J'ai ouvert ma ceinture de sécurité, j'ai vu de la lumière et j'ai essayé d'aller dans cette direction. Ca a marché. De là, j'ai sauté" hors de l'aéronef", poursuit-il d'une voix claire, le visage visiblement indemne après la catastrophe. La porte de l'avion était-elle arrachée ? Peut-être, il ne sait pas comment il a pu sortir de l'avion. D'après un cadre du ministère de la Santé, le jeune homme souffre de brûlures, mais son état est stable.

Un deuxième miraculé

Un autre homme est lui-aussi miraculé. Il s'agit du président de la Bank of Punjab, une des plus importantes banques du pays.

"Il était blessé aux jambes, il était vivant, il parlait. Il m'a demandé de le sauver. J'ai essayé de forcer pour le sortir, mais ses jambes étaient sérieusement coincées dans la porte de secours", raconte un témoin.

Les autres passagers n'ont pas réussi à échapper au brasier. Toute la nuit, les secouristes ont tenté de dégager des corps mais leur tâche est difficile. Un pompier a raconté à l'AFP que de nombreuses victimes avaient encore leur ceinture de sécurité attachée. Au moins 21 personnes ont jusqu'ici été identifiées, dont certaines ont déjà été inhumées. Un major, mort avec sa femme et leurs deux enfants, a reçu des funérailles militaires. Au moins deux autres gradés ont été inhumés à Karachi.

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Pendant ce temps, devant la morgue où se regroupe les familles, l'attente est longue. Des tests ADN sont pratiqués pour déterminer qui sont les autres victimes. "Ma mère était à bord de l'avion. On espère encore", témoigne ainsi un proche. Selon le ministre des Affaires étrangères, l'avion avait à son bord "beaucoup de gens rentrant chez eux pour l'Aïd el-Fitr", la célébration de la fin du ramadan, la fête la plus importante pour les musulmans.

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Alors que s'est-il passé ? Selon les premiers éléments, l'Airbus A320, âgé de 15 ans, n'a pas réussi à ouvrir son train d'atterrissage, alors que la piste n'était qu'à 400 mètres heurtant un premier immeuble, avant de s'écraser et prendre feu. D'après les premiers mots du pilote, ses réacteurs ne fonctionnaient plus, alors qu'il aurait tenté de remettre les gaz. 

Autre facteur aggravant, l'appareil avait été immobilisé près de deux mois pour lutter contre la propagation du coronavirus. La compagnie venait tout juste de reprendre ses vols. Les autorités, venues sur place, ont promis que l'enquête serait faite dans la plus grande transparence. La boîte noire de l'avion pourrait en dire plus : elle a été retrouvée et transmise aux enquêteurs, a annoncé samedi soir le PDG de la compagnie Pakistan International Airlines Arshad Malik.

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