Importation de trophées d'éléphants : tollé mondial, lettre au vitriol de Bardot... Trump fait marche arrière

Importation de trophées d'éléphants : tollé mondial, lettre au vitriol de Bardot... Trump fait marche arrière

CAUSE ANIMALE – Face à une indignation mondiale, Donald Trump a gelé vendredi soir  l'autorisation d'importer des trophées d'éléphants tués au Zimbabwe et en  Zambie, vingt-quatre heures seulement après l'annonce très controversée par son  administration de réinstaurer ces permis. Parmi les opposants, Brigitte Bardot lui avait envoyé une lettre au vitriol.

Donald Trump a finalement revu sa position.  Au grand dam de ses fils, adeptes de la chasse, Eric Trump et son frère Donald Jr. Le président Donald Trump a annoncé sur Twitter le "gel de la décision sur  les trophées le temps qu'(il) vérifie les faits sur la conservation",  promettant de donner "rapidement" des nouvelles sur la question en compagnie de  son ministre des Ressources naturelles, Ryan Zinke. Le milliardaire républicain semble avoir tenu compte du tollé quasi-unanime  de la décision, qui rouvrait la possibilité pour les chasseurs américains de  revenir aux Etats-Unis par exemple avec des pieds, des têtes, ou encore de très  recherchées défenses d'ivoire d'éléphants


Le U.S. Fish & Wildlife Service (USFWS), l'agence fédérale chargée des questions de chasse et de pêche, venait de réautoriser les chasseurs américains à importer des trophées d'éléphants tués au Zimbabwe, revenant sur une décision prise durant le mandat de Barack Obama pour interdire ces pratiques. 

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Braconnage : la moitié des animaux sauvages non protégés

La lettre au vitriol de Brigitte Bardot

L'administration du président républicain exploitait pour ce faire un  aspect de la loi américaine sur les espèces en danger, qui stipule que  l'importation de tels trophées peut être légale si preuve est apportée que la  chasse bénéficie à la conservation plus large des espèces.


Parmi les défenseurs de la cause animale les plus prompts à s'être érigé contre l'administration Trump figure Brigitte Bardot. Dans une lettre adressée vendredi avant l'annonce du gel par le président  républicain Brigitte Bardot a écrit : "Aucun despote au monde ne peut prendre la responsabilité de faire  disparaitre une espèce millénaire faisant partie du patrimoine mondial de  l'humanité".   "L'éléphant est un animal sacré, magique, unique, respecté, et protégé. En  agissant de manière aussi indigne vous confirmez les rumeurs qui doutent de vos  capacités présidentielles", a écrit la star de 83 ans, dénonçant "la décadente  autorité mortifère à laquelle vous soumettez le règne animal et végétal dans  son ensemble".


   

D'autres associations avaient également vertement critiqué par les associations de défense des animaux. Notamment l'argument avancé par l'administration américaine pour réautoriser l'importantion des trophées. Ce raisonnement, dénonce PETA, l’une d’entre elles, "revient à vendre un enfant sur le marché noir afin de lever de l'argent pour combattre les violences faites aux enfants". Même avis du côté du groupe The Elephant Project qui fustige un "comportement répréhensible de l'administration Trump" et ajoute : "100 éléphants sont  déjà tués chaque jour. Cela mènera à davantage de braconnage." Plus de braconnage, pour le plus grand plaisir des fils de Donald Trump. 

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