Impôts, relations aux femmes : face à Trump, la presse américaine se déchaîne

POLITIQUE - Le candidat républicain a essuyé une salve de critiques depuis vendredi. Exemples : son refus de publier ses déclarations de revenus, son rapport aux femmes et son étrange habitude de se faire passer pour son porte-parole il y a 15 ans.

A deux mois de la convention républicaine, Donald Trump semble intouchable. Un succès qui, visiblement, agace : le candidat a été confronté ce week-end à une avalanche de polémiques. Imposture, impôts et relations aux femmes… le tonitruant milliardaire ne sait plus où donner de la tête.

Tout a débuté vendredi, quand le Washington Post a mis en ligne une conversation téléphonique pour une journaliste et John Miller, qui se présente comme le chargé de relations publiques de Donald Trump. Sauf qu'il s'agirait en réalité de… Donald Trump lui-même. Ce dernier avait en effet pour fréquente habitude dans les années 1980 et 1990 d'appeler lui-même les journalistes en se faisant passer pour un de ses porte-parole. Dans la conversation diffusée par le Post, "John Miller" livre ses impressions sur Donald Trump : "C'est un mec bien, qui ne ferait pas de mal à une mouche. Il s'est bien occupé de sa (première) femme (Ivana) et il s'occupera bien également de Marla (Maples, sa deuxième épouse)".

"Je le crois"

"Il y a beaucoup de gens qui essaient d'imiter ma voix, vous imaginez bien. Cela ressemble à une nouvelle arnaque", s'est défendu samedi le milliardaire. "Donald Trump dit que ce n'est pas lui, je le crois", a rajouté Paul Manafort, responsable de sa campagne. Une défense qui aurait pu suffire si, en 1990, Donald Trump lui-même a reconnu qu'il s'était parfois fait passer pour un porte-parole fictif…

Après le Washington Post, c'est le New York Times qui a embrayé dans son édition dominical par une enquête truffée de témoignages accablants de femmes ayant côtoyé le milliardaire ou ayant travaillé pour lui. Soit dans son entreprise immobilière, soit comme participantes aux concours Miss USA dont il fut le propriétaire de 1997 à 2015.Elles décrivent un homme n'hésitant pas à évaluer publiquement leur apparence physique, à les affubler de noms sexistes voire à les embrasser sur la bouche sans leur autorisation, notamment une Miss en 1997.

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Refus de publier ses déclarations de revenus

Louise Sunshine, une ex-cadre de son entreprise, a toutefois défendu son ancien patron, qu'elle qualifie de "mentor". Et Barbara Res a relevé que malgré son comportement avec les femmes, Donald Trump lui avait confié d'importantes responsabilités. "Le mauvais New York Times a encore publié un article contre moi. Tout le monde est impressionné par la façon dont je traite les femmes, ils n'ont rien trouvé. Une blague !" a répliqué Donald Trump sur Twitter.

L'équipe Trump défendait aussi le refus du milliardaire de rendre publiques ses déclarations de revenus, une tradition pour les candidats à la Maison blanche. Le magnat de l'immobilier argue qu'il veut attendre la fin des contrôles fiscaux dont il est l'objet... ce qui pourrait prendre des années. Paul Manafort a indiqué que ces contrôles couvraient les huit dernières années. "Ce sont les médias qui s'y intéressent, cela n'intéresse pas l'Amérique moyenne", a-t-il affirmé sur CNN. Réponse dans les urnes dès ce mardi, pour une nouvelle primaire dans le Kentucky et l'Oregon.

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