Incendies en Grèce : la difficile identification des victimes

Incendies en Grèce : la difficile identification des victimes
International

TRAGÉDIE - Alors que le bilan des incendies qui ont ravagé la Grèce lundi s'est alourdi à 82 décès ce jeudi, le dur travail d’identification des victimes continue. Une épreuve longue et pénible pour les médecins légistes.

L’ambiance est lourde devant la morgue de Goudi, au centre d’Athènes. C’est là que les restes des victimes de l’incendie qui a embrasé l’Attique lundi ont été amenés afin d'être identifiés. Car la majorité des corps est méconnaissable. Face à ces personnes brûlées vives, les policiers ont appelé les proches de disparus à apporter un prélèvement d’ADN. Il doit servir aux médecins pour déterminer l’identité des corps retrouvés sur les lieux du drame.

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Selon le chef du département médico-légal d’Athènes, Nikos Karakoukis,  son équipe a pu identifier 40 personnes pour le moment. Un autre médecin, interrogé par l'agence de presse grecque ANA, a expliqué que les familles ne sont pas autorisées à voir les victimes. Car le corps médical lui-même "a du mal à supporter".

Alors les proches et les familles des personnes disparues n’ont qu’une solution. Attendre frénétiquement les résultats des examens ADN. Un mur informel reste visible en ligne. Ouvert par des développeurs privés sur internet, il montre le visage souriant de 27 hommes et femmes toujours introuvables.  Sans les résultats ADN, impossible de savoir si certains d’entre eux figurent ou non parmi les corps retrouvés.

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