Catalogne : Puigdemont propose à Rajoy un délai de 2 mois pour négocier, Madrid toujours aussi ferme

DÉCISION - Le président de la Generalitat de Catalogne, Carles Puigdemont, a adressé une lettre au chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, dans laquelle il propose un délai de deux mois pour négocier sur l'indépendance de la région.

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy lui avait donné jusqu'à 10h, ce lundi matin, pour clarifier sa position et jusqu'à jeudi pour changer d'avis s'il persistait quant à une sécession. Il faudra attendre pour la clarté. En effet, dans sa lettre adressée au président du gouvernement espagnol, publiée ce lundi, le président du Parlement catalan Carles Puigdemont n'a pas dit clairement s'il avait bel et bien proclamé l'indépendance de la Catalogne la semaine dernière. L'ancien journaliste ne répond pas directement à la question sur la proclamation d'indépendance et, au lieu de cela, suggère que Mariano Rajoy et lui-même se rencontrent le plus rapidement possible pour engager un dialogue dans les deux mois à venir. "Notre offre de dialogue est sincère, malgré tout ce qui s'est passé", écrit-il.

Le leader séparatiste se retrouve tiraillé. D'un côté, le gouvernement espagnol, les dirigeants européens et les milieux d'affaires ont appelé le leader catalan à faire marche arrière, Rajoy menaçant de retirer son autonomie à la Catalogne avec l'article 155, alors que des centaines d'entreprises ont commencé à fuir la région. De l'autre, les alliés de Carles Puigdemont et les puissantes associations séparatistes, l'encouragent à aller de l'avant pour proclamer sans équivoque la naissance de la "République de Catalogne".


La situation ne risque pas de s'arranger puisque Madrid s'est, dans la foulée, montré inflexible sur le sujet. Le ministre des Affaires étrangères Alfonso Dastis a ainsi idniqué par la suite : "Carles Puigdemont n'a pas répondu, n'a pas rapporté la clarté qu'on lui demandait. Je pense qu'elle [la lettre de Puigdemont, ndlr] ne constitue pas une réponse à la mise en demeure" formulée par le gouvernement après la précédente déclaration du président catalan." Et de fustiger "les influences les plus radicales" qui ont "prévalu" dans la rédaction de la lettre.

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