"Indignation" : les enfants victimes de l’attaque chimique de Khan Cheikhoun en une de la presse internationale

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CONFLIT - De nombreux quotidiens internationaux consacrent mercredi leur une à la situation en Syrie, où un fief rebelle a été frappé par une frappe chimique. A l'exception de la France, où le débat entre les 11 candidats occupe une large place dans l'actualité.

Le drame de Khan Cheikhoun s'affiche à la une de la presse internationale. Au lendemain du raid aérien qui a frappé cette localité rebelle du nord-ouest de la Syrie, plusieurs quotidiens ont décidé de consacrer leur première page à cette attaque chimique. Une presse qui, comme cela fut le cas avec le petit Aylan ou Bana par exemple, a décidé de mettre en avant le calvaire enduré par les enfants, victimes collatérales du conflit.


Pour dénoncer cette horreur, de nombreux quotidiens étrangers ont donc décidé d'afficher des photos des petites victimes. En revanche, en France, aucun quotidien n'a consacré sa une à cette actualité, lui préférant le débat survenu mardi soir entre les 11 candidats à la présidentielle. 

La presse anglo-saxonne est la plus véhémente à l'égard du régime de Damas, accusant Bachar Al-Assad d'être responsable de l'attaque et  relayant "l'indignation" qu'elle suscite. 

Même tonalité pour le Corriere Della Sera ou le Jerusalem Post :

En Espagne, El Pais a choisi d'illustrer sa couverture par la photo, visiblement prise quelques minutes après la frappe aérienne, d'un homme avec un petit garçon dans les bras.

Au total, près de 50 millions d'enfants à travers le monde vivent "déracinés", après avoir été obligés de quitter leur foyer ou leur pays en raison des guerres, des violences et des persécutions, avait estimé en septembre dernier le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef). "Les images indélébiles d'enfants victimes - le petit corps d'Aylan Kurdi rejeté sur le rivage après sa noyade en mer ou le visage hébété et ensanglanté d'Omrane Daqneesh assis dans l'ambulance après la destruction de sa maison – ont choqué le monde entier", avait déclaré Anthony Lake, directeur général de l'Unicef. Et cette fois ?

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