"Indignés par la passivité de la France", des rescapés des attentats du 13-Novembre appellent au soutien des Kurdes en Syrie

"Indignés par la passivité de la France", des rescapés des attentats du 13-Novembre appellent au soutien des Kurdes en Syrie

TRIBUNE - Des survivants des attentats du 13-Novembre dénoncent, dans une tribune publiée par Le Parisien, l’inaction de la France et de la communauté internationale face à l’offensive turque en Syrie. Ils alertent également sur le risque d’évasion des djihadistes.

"Lâchement abandonnés de tous, ils font face seuls aux massacres, aux viols, aux crimes de guerre et à l’exode". "Ils", ce sont les "alliés et premier rempart humain contre la haine et l’obscurantisme" qui ont lutté en 2015 dans le nord de la Syrie, à Raqqa ou à Kobané, contre Daech. "Depuis le 9 octobre, ils sont attaqués, envahis, en totale violation du droit international" par l’armée turque.

Ce jeudi 31 octobre, le collectif des 44, regroupant les rescapés des attentats terroristes du 13-Novembre, écrit son effroi dans les colonnes du Parisien. Il déclare son "soutien" et sa "solidarité aux populations du nord de la Syrie" et appelle la France et "tous les chefs d’Etat" à faire de même, et à agir.

Craintes de l’évasion des djihadistes

"Quand en 2015 nous avons été attaqués, dans nos villes et dans nos rues, quand nous comptions nos morts, ces Kurdes, Arabes, Yézidis, Turkmènes , Assyriens, luttaient ensemble contre Daech, ennemi de l’humanité". Les rescapés du 13-Novembre, "indignés par la passivité de la France et de la communauté internationale", rappellent que les troupes kurdes étaient "en première ligne, au sol, à Raqqa d’où avaient été organisés les attentats de Paris".

 

"Notre paix, quelle qu’elle soit, nous estimons la devoir à leur combat"  écrivent-ils, précisant que 11 000 personnes ont péri dans cette lutte contre Daech. Le collectif redoute également que le retrait des Kurdes dans cette région permette "l’évasion de centaines de terroristes", dont "les djihadistes français les plus dangereux", susceptibles de "frapper à nouveau".

Une situation toujours instable

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Mercredi, les députés ont adopté à l’unanimité une proposition de résolution non-contraignante, condamnant l’offensive militaire turque, et demandant au gouvernement d’"adopter toutes les mesures à même de soutenir ses amis et alliés kurdes, protéger les populations civiles, restaurer la stabilité dans le Nord-Est syrien".  

Entre les menaces du président turc Erdogan, et les tentatives de déploiement d’une "force internationale" européenne dans la région , la volatilité de la situation sur le terrain s’accentue depuis trois semaines, et plusieurs centaines de personnes sont mortes, dont des civils. 

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