Ingérence pendant la campagne américaine : Trump affirme qu'il "ne savait rien" de la rencontre entre son fils et une avocate russe

Ingérence pendant la campagne américaine : Trump affirme qu'il "ne savait rien" de la rencontre entre son fils et une avocate russe

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NON RIEN DE RIEN - Le président américain a déclaré mercredi soir qu'il n'était pas au courant de l’entrevue entre son fils Donald Trump Junior et une avocate proche du Kremlin, le 9 juin 2016. Le codirigeant de l'entreprise familiale a lui-même affirmé ne pas avoir prévenu son père de cette réunion.

La défense s'organisait mercredi à la Maison Blanche après les révélations d'une rencontre qui a relancé les soupçons de collusion entre l’entourage de Donald Trump et Moscou pendant la campagne électorale de l'an dernier. Les démocrates reprochent au fils ainé du président américain d'avoir accepté, en juin 2016, ce qui lui était présenté comme une offre d'informations du pouvoir russe afin d'aider le candidat républicain.  


"Je ne le savais pas jusqu'il y a deux jours quand j'en ai entendu parlé", a affirmé Donald Trump, interrogé pendant une interview accordée à Reuters à la Maison blanche. Lors de cet entretien, le président américain n'a pas reproché à son fils d'avoir accepté la tenue d'une telle rencontre. "Je crois que beaucoup de gens auraient organisé une telle réunion", a-t-il déclaré. Donald Trump dit aussi avoir demandé directement à Vladimir Poutine s'il était impliqué dans l'ingérence russe dans la campagne électorale dénoncée par les services de renseignement américains. "Je lui ai dit, est-ce que vous l'avez fait ? Et il a dit non. Je le lui ai ensuite demandé une deuxième fois de manière différente. Il m'a répondu absolument pas", a-t-il raconté, précisant avoir consacré au sujet les 20-25 première minutes de son entretien d'un peu plus de deux heures avec le président russe en marge du sommet du G20.

En vidéo

Donald Trump Junior publie sur Twitter son échange de mails avec une avocate russe proche du Kremlin

Paranoïa à la Maison Blanche

Trump Junior a lui-même affirmé ne pas avoir prévenu son père de cette rencontre, tandis qu’un avocat du président américain, Jay Sekulow, a fait le tour des télévisions pour marteler l'argument central. "La rencontre elle-même et ce qui s'y est passé ne viole pas la loi. Le président n'était pas au courant", a-t-il résumé mercredi sur ABC. Des signes indiquent que la crise actuelle est plus grave que les précédentes. Selon d'innombrables sources anonymes qui s'épanchent auprès du New York Times ou du Washington Post, Donald Trump est furieux de voir l'affaire russe gagner en ampleur et exaspéré contre ses collaborateurs, particulièrement à cause des fuites à répétition, ce qui décuple la paranoïa interne.


Ce sera aux enquêtes officielles de trancher sur la réalité de ces allégations. L'une est conduite par Robert Mueller, ancien directeur du FBI.  Les deux autres principales sont menées par les commissions du Renseignement du Sénat et de la Chambre des représentants. Selon l'agence McClatchy mercredi, ces diverses investigations s'intéressent également de près à l'équipe numérique de la campagne Trump, alors dirigée par Jared Kushner, gendre et conseiller du président, afin de déterminer si elle avait assisté les auteurs présumés russes de la campagne de désinformation et de piratage ayant visé Hillary Clinton et les démocrates. 

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