Innocenté après 25 ans de prison, l'accusé se trouvait à 1.500 km du lieu du crime

Innocenté après 25 ans de prison, l'accusé se trouvait à 1.500 km du lieu du crime

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JUSTICE – Après 25 ans passés derrière les barreaux, un New-yorkais de 51 ans a été innocenté du meurtre pour lequel il a été condamné à tort en 1989. Une libération qu'il doit en partie à une cellule d'investigation judiciaire spéciale créée à Brooklyn.

L'erreur judiciaire aura duré 25 ans. Un quart de siècle que Jonathan Fleming, condamné à tort en 1989 pour un meurtre qu'il n'a pas commis, a passé derrière les barreaux. Libéré mercredi, cet habitant du quartier new-yorkais de Brooklyn a toujours clamé son innocence, mais c'est grâce à la mise en place d'une unité spéciale au sein des instances judiciaires de Brooklyn qu'une partie de la vérité a enfin pu éclater dans cette affaire.

L'"unité de réexamen des condamnations" (CRU), une cellule spéciale chargée, sous l'autorité du  procureur de Brooklyn Kenneth Thompson, de réexaminer les dossiers litigieux, a notamment présenté des preuves confirmant les déclarations du condamné, qui a toujours affirmé se trouver à plus de 1500 kilomètres de New York au moment du meurtre de l'un de ses amis. Jusqu'à présent, les billets d'avion, les vidéos ou les cartes postales présentés par Jonathan Fleming n'avaient pas permis de le disculper.

D'autres cas d'erreurs judiciaires

Cette fois, le procureur de Brooklyn, Kenneth Thompson, n'a pas eu de doutes sur son innocence, notamment grâce au reçu d’un hôtel d'Orlando, en Floride, daté du 14 août 1989 à 21h27, soit quatre heures avant le meurtre du trafiquant de drogue Darryl Rush. De plus, les membres de la CRU ont versé au dossier un relevé téléphonique qui corrobore le témoignage d'une ancienne petite amie de Jonathan Fleming en sa faveur. D'autres témoins ayant affirmé, il y a 25 ans, avoir vu Fleming tirer sur Rush sont par ailleurs revenus sur leurs déclarations ou ont été jugés non crédibles.

Depuis sa mise en place, cette cellule spéciale s'est illustrée dans d’autres cas d'erreurs judiciaires, notamment liés aux enquêtes troubles de l'ancien détective de la police de New York Louis Scarcella, A ce titre, nous vous relations récemment le cas de David Ranta , libéré en mars 2013, après 23 années d'emprisonnement pour un crime qu'il n'a, lui non plus, pas commis.

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