L'ambassade américaine à Bagdad frappée par un tir de roquettes

Soldat américain en Irak

INTERNATIONAL - L'ambassade des États-Unis à Bagdad a été prise pour cible par des tirs de roquettes. Cette attaque, qui a causé la mort d'une fillette, met fin la trêve avec les factions irakiennes pro-Iran décrété un mois plus tôt.

Un bombardement meurtrier. Sept roquettes ont été tirées ce mardi soir en direction de l'ambassade des États-Unis à Bagdad (Irak). Elles ont été lancées depuis un quartier de l'Est de la ville. L'armée a précisé que quatre projectiles se sont effectivement abattus dans la Zone verte où se trouve cette chancellerie, tandis que trois autres sont tombés dans des quartiers de la capitale, tuant une fillette et blessant cinq civils. Selon l'AFP, le système de défense anti-roquettes américain C-RAM est entré en action. Pendant de longues secondes, de fortes explosions ont fait trembler la capitale, le ciel s'illuminant d'éclairs lumineux. 

Un retrait progressif des troupes américaines

Cette attaque intervient dans un contexte très particulier. Le jour même, le nouveau ministre américain de la Défense par intérim, Christopher Miller, a annoncé que les États-Unis allaient retirer 500 de leurs soldats en Irak pour n'en laisser que 2.500 dans le pays. L'agression a également eu lieu deux heures seulement après un entretien téléphonique entre le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi et le secrétaire d'État américain Mike Pompeo durant lequel les deux hommes se sont entretenus de "l'avenir de la coopération entre l'Irak et la coalition internationale" déployée en 2014. Cette opération coordonnée avait marqué le retour des soldats américains sur le sol irakien, une première depuis leur retrait en 2011. 

Fin de la trêve avec les factions pro-Iran

En l'espace d'un an, près de 90 bombardements ciblant l'ambassade des États-Unis ou certaines bases militaires abritant des soldats américains ont été perpétrés. Ils ont régulièrement été revendiqués par des groupuscules aux noms inconnus. Selon Washington, ce seraient en fait les brigades du radical Hezbollah qui tireraient les ficelles. Les factions pro-Iran en Irak avaient finalement annoncé à la mi-octobre qu'elles n'attaqueraient plus l'ambassade américaine à condition que les États-Unis annoncent le retrait de toutes leurs troupes du pays d'ici la fin de l'année. Une trêve fragile avait alors été conclue dans un climat de tensions diplomatiques aiguës. Au vu des derniers évènements, elle devrait voler en éclats. 

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