Irak : le Pentagone reconnait sa responsabilité dans la mort de 105 civils en mars dernier

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La bataille de Mossoul

BAVURE - Il s'agit de l'un des plus lourds bilans pour des victimes civiles depuis le début des bombardements de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique en Irak.

Selon le Penatgone, au moins 105 civils ont été tués en mars dernier lors d'un bombardement américain à Mossoul, la deuxième ville d'Irak et dernier grand fief de l'EI dans le pays. Le rapport d'enquête de l'armée américaine sur ce bombardement survenu le 17 mars a toutefois rejeté en grande partie la faute sur les djihadistes de l'EI, qui, explique-t-elle, avaient placé une grande quantité d'explosifs dans un bâtiment visé par la frappe aérienne. Au total, 101 civils se trouvaient dans l'immeuble en question et quatre à proximité.

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Le bombardement ciblait deux snipers de l'EI

Il s'agit de l'un des plus lourds bilans de victimes civiles depuis le début de la campagne militaire de la coalition internationale menée par les Etats-Unis. Ni la coalition, ni les forces irakiennes n'étaient au courant que des civils ou des explosifs se trouvaient dans le bâtiment ciblé, a conclu le rapport rendu public ce jeudi. La frappe a été déclenchée à la demande des autorités irakiennes, pour cibler deux snipers de l'EI qui avaient ouvert le feu sur les soldats de l'armée irakienne.

Selon le général Matt Isler qui a supervisé l'enquête, "l'explosion a déclenché une faille rapide de la structure (du bâtiment), ce qui a tué les deux snipers de l'EI, 101 civils abrités aux étages inférieurs de l'immeuble et quatre civils dans une structure avoisinante à l'ouest". Trente-six civils supplémentaires qui étaient à proximité "sont toujours portés disparus", selon le commandant des forces US au Moyen-Orient.

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Mossoul quasiment repris par l'armée irakienne

Depuis un mois, les forces irakiennes ont repris plusieurs quartiers dans la partie ouest de Mossoul où les combattants de Daech étaient majoritairement retranchés et opposaient une forte résistance. Mais depuis deux semaines, les forces armées irakiennes progressent rapidement face aux djihadistes grâce à l'ouverture de deux fronts (vieille ville et nord-ouest), l'EI n'ayant pas les moyens de défendre ces deux positions importantes. La bataille pour la reprise de Mossoul avait débuté en octobre 2016 alors que la deuxième ville irakienne était depuis juin 2014 aux mains de Daech.

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