Irak, Syrie : comment nos forces spéciales traquent les djihadistes français qui tentent de rentrer

FILATURE - Depuis quelques années, des centaines de Français sont partis en Irak et en Syrie afin de rejoindre les rangs de Daech. En toute discrétion, les hommes des forces spéciales françaises les traquent pour les empêcher de revenir en France. A tout prix.

Ils ont été envoyés en toute discrétion en Syrie ou en Irak. Leur but ? Empêcher les djihadistes français partis se former là-bas de revenir en France. "Une chasse à l’homme", fruit d’un pilotage de l’Etat français. En exclusivité, une équipe de TF1 a pu les suivre sans dévoiler leur identité.


A Mossoul, dans le Nord de l’Irak, certains djihadistes résistent encore, mais ils sont de plus en plus encerclés. Parmi eux, des Français. Selon l'armée irakienne, ils ne seraient plus que 30 ou 40. Beaucoup ont été tués et les autres se trouveraient en Syrie, dans la ville de Raqqa.

600 Français traqués

Ces djihadistes ont rejoint Daech ces dernières années et tentent parfois de regagner l’Europe pour préparer des attentats. Les services spéciaux français les connaissent. Ils seraient plus de 600. Pour les repérer, ils disposent même d’un fichier avec leurs visages. Un fichier classé confidentiel. 

Mission de repérages

Il y a quelques mois, TF1 est tombé par hasard sur ces forces spéciales. Installées sur un toit d’immeuble, elles observaient un quartier voisin à l’aide de drones. Ces accessoires de géolocalisation leurs permettent de donner aux soldats irakiens des informations afin d’éliminer les terroristes.

Les têtes mises à prix

Car le but n’est pas seulement de les repérer ou d’attendre. Pour Didier Le Bret, ancien coordinateur du renseignement à l’Elysée sous François Hollande, l’objectif est clair. Les têtes des djihadistes et des commanditaires d’attentats sont mises à prix :  "L’objectif est simple. A partir du moment où un réseau d’individus menace la sécurité du territoire, tout doit être fait pour les neutraliser. Je pense que c’est dans l’intérêt de la France."

Éliminer le maximum de djihadistes français.Michel Goya, ancien militaire.

Même son de cloche pour cet ancien militaire et colonel de marine, sans langue de bois : "Bien évidement, le but est d’éliminer le maximum de djihadistes français. D’une, ce sont des traitres, et deux, ce sont des individus dangereux pour la France au cas où ils reviendraient", dit Michel Goya.

A l’action

A Raqqa donc, où se concentrent la majorité des djihadistes français, la bataille pour libérer la ville passe par là. Les forces spéciales françaises sont présentes, et même si aucun de leur visage n’est perceptible, des commandements en français sont entendus : "Pète-le, pète-le, pète-le", crie l’un d’entre-eux à la vue d’une voiture de Daech qui approche. Deux tirs plus tard, la voiture est détruite. "Mission accomplie, bien joué", se félicitent les services secrets. 

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