Iran : un immeuble s'effondre à Téhéran, plus de 20 pompiers tués

International
DirectLCI
CATASTROPHE - Des images diffusées en direct de la télévision publique iranienne ont montré l'effondrement d'un immeuble de 15 étages à Téhéran ce jeudi. Le bâtiment avait été évacué à cause d'un incendie mais des pompiers se trouvaient à l'intérieur.

Un immeuble de 15 étages touché par un incendie s'est effondré ce jeudi 19 janvier à Téhéran, selon des images diffusées en direct à la télévision publique iranienne. 


L'immeuble avait été évacué avant son effondrement mais des pompiers qui luttaient contre l'incendie se trouvaient toujours à l'intérieur. "Jusqu'à présent, plus de 20 de nos camarades de la brigade des pompiers ont perdu leur vie en tentant d'aider d'autres", a indiqué le maire de la capitale iranienne Mohammad Bagher Ghalibaf à la télévision d'Etat.


Mais le porte-parole de la Brigade des sapeurs-pompiers, Jalal Maleki, n'était pas en mesure de confirmer le décès de ces pompiers qui selon lui étaient toujours considérés comme disparus tant qu'aucune dépouille n'a été évacuée.


La police a fait évacuer le quartier du sud de Téhéran où se trouve l'immeuble par crainte d'explosions dues à des fuites de gaz, a constaté un journaliste de l'AFP. Des dizaines d'ambulances et de camions de pompiers se trouvaient sur place, ainsi que les familles en pleurs des pompiers pris sous les décombres.

"Mon ami avait un magasin dans l'immeuble. Je n'arrête pas d'appeler, mais ça ne répond pas et je pense qu'il a été piégé" dans l'immeuble par l'effondrement, a déclaré Moshen, l'un des nombreux badauds présents près des lieux du drame.

Nous avons à plusieurs reprises mis en garde les responsables de l'immeublePorte-parole des pompiers

Cet immeuble, appelé Plasco Building, avait été construit en 1962 et abritait notamment un centre commercial et des ateliers de vêtements. "Nous avons à plusieurs reprises mis en garde les responsables de l'immeuble" contre la fragilité du bâtiment, a déclaré un porte-parole des pompiers Jalal Maleki, regrettant qu'il n'en aient pas tenu compte. 


Il a en particulier noté que d'importantes quantités de vêtements étaient stockées dans les cages d'escalier, "ce qui va à l'encontre des normes de sécurité".

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter