Israël : Benjamin Netanyahu visé par une triple procédure d’inculpation en pleine campagne électorale

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JUSTICE - Le procureur général israélien a annoncé, ce jeudi, en pleine campagne électorale, son intention d'inculper Benjamin Netanyahu pour corruption présumée dans l'un des trois dossiers qui visent le Premier ministre.

Le règne de "Bibi", long de bientôt 13 ans, est-il en passe d’arriver à son terme ? Il est en tout cas directement menacé alors que, ce jeudi, à 40 jours des élections législatives lors desquelles Benjamin Netanyahu briguera un cinquième mandat de Premier ministre d’Israël, le procureur général a annoncé son intention de l'inculper pour corruption présumée. 

Trois dossiers distincts

Le magistrat a, en l’occurrence, entrepris de suivre les recommandations de la police qui, après trois années d’enquête et d’auditions, ciblait l’homme le plus puissant du pays, dans pas moins de trois dossiers différents. Une situation totalement inédite pour Israël, qui pourrait bouleverser le fonctionnement même de l’État.

La charge de corruption pesant désormais sur lui provient de ce que les médias locaux surnomment "l’affaire 4000", dans laquelle le Premier ministre est soupçonné d’avoir offert des concessions valant plusieurs centaines de millions de dollars à Shaul Elovitch, l'actionnaire majoritaire de Bezeq Telecommunications, en échange d'une couverture favorable fournie par le site d'informations de Bezeq, Walla. Selon les observateurs, ce dossier apparaît comme le plus dangereux pour lui.

Mais il y a aussi "l’affaire 1000" et "l’affaire 2000". Dans la première, il est reproché à Benjamin Netanyahu d’avoir accepté des cadeaux de la part de riches hommes d'affaires en échange de faveurs politiques. Dans la seconde, c’est un accord entre le Premier ministre et Arnon Mozes, directeur de la publication du journal Yedioth Ahronoth qui est en cause. "Bibi" aurait, en l’occurrence, obtenu une couverture lui étant favorable par ladite publication, en échange de la dégradation, via une nouvelle législation, d’un journal concurrent, Israel Hayom.

Dans ces deux derniers dossiers, ce sont les charges de fraude et d’abus de confiance qui sont anticipées. Le Likoud, son parti, a dénoncé une "persécution politique" et a annoncé que le chef du gouvernement ferait une déclaration à 19h. La suite, donc, au prochain épisode.

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