Israël - Palestine : Hamas, Nakba, Gaza.... tout comprendre au regain de violences

Israël - Palestine : Hamas, Nakba, Gaza.... tout comprendre au regain de violences

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DÉCRYPTAGE - Depuis le 30 mars, la bande de Gaza accueille la "marche du retour", pour protester contre l'exode de centaines de milliers de Palestiniens depuis 1948. Un mouvement qui s'est déroulé dans le sang, lundi, avec la mort de dizaines de manifestants.

Une "marche pour le retour" qui s'achève dans le sang. Après plusieurs semaines de manifestations, les Palestiniens se sont rassemblés ce mardi pour revendiquer leur "droit au retour" sur les terres dont ils ont été chassés à la création d'Israël en 1948. Un mouvement qui s'est soldé par la mort de dizaines de Palestiniens lundi, sous les tirs des soldats israéliens. Comment la région a une nouvelle fois basculé dans la violence ? Éléments d'explications. 

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Gaza : risque d'aggravation de la situation

Pourquoi cette flambée de violences ?

Des foules de manifestants convergent vers la frontière en plusieurs points de Gaza depuis le 30 mars. Leur but ? Revendiquer leur "droit au retour", c’est-à-dire pouvoir retourner sur les terres dont ils ont été chassés par centaines de milliers à la création d'Israël en 1948. La protestation vise aussi le blocus imposé depuis plus de dix ans par Israël à Gaza pour contenir le mouvement islamiste Hamas, qui dirige l'enclave et auquel il a livré trois guerres. Enfin, un dernier élément a mis le feu aux poudres ce lundi : l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem.

Que se passe t il concrètement à Gaza ?

Si la majorité des manifestants se tient à distance de la barrière de sécurité lourdement protégée par l'armée israélienne, des groupes se rapprochent sous le couvert des fumées dégagées par le feu de pneus apportés par camions. Ils lancent des pierres et des bouteilles incendiaires et font rouler ces pneus en flammes vers les soldats. Les cerfs-volants faisant passer des bouteilles incendiaires de l'autre côté de la barrière sont devenus l'un des symboles de la protestation. Les soldats israéliens, eux, ripostent à l'aide de gaz lacrymogènes et de tirs à balles réelles contre les Palestiniens jugés trop menaçants. Accusé d'usage excessif de la force, l'armée dit ne tirer à balles réelles qu'en dernier recours pour empêcher les manifestants de s'infiltrer sur son territoire. Depuis le 30 mars, 114 Palestiniens ont été tués, la quasi-totalité par des tirs israéliens à la frontière.

Pourquoi le Hamas est-il pointé du doigt par les autorités israéliennes ?

Si la mobilisation est censée avoir démarré à l'initiative de la société civile, le Hamas a été de plus en plus impliqué, au moins dans son accompagnement, au fil des semaines. Il proclame que le mouvement est pacifique et que les milliers de membres de ses forces armées n'ont pas ouvertement sorti les armes. Mais Israël accuse le Hamas de se servir des manifestations pour mêler des hommes en armes et en civil aux protestataires et tenter de s'infiltrer en Israël ou disposer des engins explosifs le long de la barrière. Outre la riposte immédiate aux troubles, Israël a commencé à frapper ponctuellement avec son artillerie et son aviation des positions du Hamas, suivant le principe selon lequel le mouvement islamiste est responsable des événements sur le territoire.

Pourquoi Trump a-t-il déplacé l'ambassade américaine ?

Pour honorer une promesse de campagne et reconnaître "une réalité" à la fois historique et contemporaine, selon son équipe. Le transfert entre l'actuelle ambassade de Tel-Aviv et les futurs locaux à Jérusalem s'est déroulé le 14 mai, pour coïncider avec le 70e anniversaire de la création de l'Etat d'Israël.

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