Ivanka Trump rompt (en douceur) avec son père sur les enfants migrants séparés de leurs parents

Ivanka Trump rompt (en douceur) avec son père sur les enfants migrants séparés de leurs parents

DISTANCE - Avec une voix posée et quelques mots bien sentis, Ivanka Trump s'est démarquée jeudi 2 août du virulent discours sur l'immigration de son père, lors d'une conférence organisée à Washington. "Je suis très farouchement contre la séparation des familles", a-t-elle insisté.

"Voir plus de 2500 enfants migrants séparés de leurs parents entrés illégalement aux Etats-Unis a été l'un des pires moments que j'ai vécu depuis mon arrivée à la Maison Blanche", a confié Ivanka Trump lors d'une conférence organisée à Washington. La proche conseillère du président américain, également mère de trois enfants, prend (enfin) ses distances avec son père sur un sujet ô combien sensible.


On se souvient de ces images d'enfants migrants en pleurs après avoir été séparés de leurs parents qui ont fait le tour du monde au début du mois de mai. Initiative portée par Donald Trump au nom de sa politique de "tolérance zéro" sur l'immigration, mais qu'il avait mis sur le compte des élus démocrates. Une attitude qui n'a manifestement pas été du goût de sa fille qui a décidé de le faire savoir : "J'ai une opinion très forte là-dessus et je suis farouchement opposée à la séparation des familles", a-t-elle insisté. Avant toutefois de nuancer: "L'immigration est un sujet extraordinairement complexe". 

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Crise des migrants au Etats-Unis : Donald Trump renonce à séparer les enfants

Je suis la fille d'une immigrée.Ivanka Trump

"Je suis la fille d'une immigrée", a-t-elle poursuivi en référence à sa mère Ivana, qui a grandi dans ce qui était à l'époque la Tchécoslovaquie. "Mais nous vivons dans un Etat de droit (...) et nous devons donc faire très attention à ne pas encourager des comportements qui mettent les enfants en danger".


Dans une autre prise de distance marquée, Ivanka Trump a affirmé jeudi ne pas considérer les journalistes comme "l'ennemi du peuple", une expression régulièrement utilisée par son père, qui multiplie les coups de boutoir contre les médias. Sur ce point, le président américain a plus tard fait mine de lui donner raison... tout en éreintant au passage les médias généralistes, qu'il qualifie quotidiennement de "Fake News" (fausses informations). 


 "Ils ont demandé à ma fille Ivanka si les médias étaient l'ennemi du peuple. Elle a correctement répondu non", a-t-il écrit sur Twitter. "Ce sont les FAKE NEWS, qui représentent une grande partie de la presse, qui sont l'ennemi du peuple!".

 Et le locataire de la Maison Blanche, en meeting devant ses partisans en Pennsylvanie ce jeudi soir, s'en est une nouvelle fois pris aux journalistes, les qualifiant d'"horribles" et d'"épouvantables personnes". Quant aux propos d'Ivanka sur les migrants, la Maison Blanche ne les a pas commentés.


"Le président lui-même a affirmé qu'il n'aimait pas l'idée des familles séparées", a réagi sa porte-parole, Sarah Sanders, avant de ponctuer: "Nous n'aimons pas l'idée de laisser entrer des gens dans notre pays si nous ne savons pas qui ils sont, où ils vont et pourquoi ils viennent". 

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