"J'avais bu une bière, j'avais bu une bière..." Trump se moque de l'accusatrice de son candidat à la Cour suprême

"J'avais bu une bière, j'avais bu une bière..." Trump se moque de l'accusatrice de son candidat à la Cour suprême

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ETATS UNIS - Le président américain s'est ouvertement moqué mardi 2 octobre de Christine Blasey Ford, la femme qui accuse son candidat à la Cour suprême d'agression sexuelle, ironisant sur le manque de précision de son témoignage.

La Maison Blanche fait volte-face dans l'affaire Kavanaugh. Moins d'une semaine après avoir qualifié le témoignage de Christine Blasey Ford de "très convaincant", Donald Trump s'est moqué d'elle. Mardi 2 octobre, le chef de l'Etat a ironisé sur le manque de précision dans le récit de cette universitaire accusant son candidat à la Cour suprême d'agression sexuelle.


"J'avais bu une bière, j'avais bu une bière...", a lancé Donald Trump lors d'un meeting de campagne à Southaven, dans le Mississippi, faisant mine d'imiter le témoignage de Christine Blasey Ford. Cette dernière est au cœur des discussions aux Etats-Unis, elle qui a affirmé la semaine dernière devant le Sénat - et des dizaines de millions d'Américains devant leur écran - être sûre "à 100%" d'avoir été agressée, à l'été 1982, par Brett Kavanaugh. "Comment êtes-vous rentrée chez vous ? Je ne m'en souviens pas. Comment vous êtes-vous rendue sur place ? Je ne m'en souviens pas. Il y combien d'années ? Je ne sais pas, je ne sais pas, je ne sais pas", a raconté le président américain, sous les rires et applaudissements nourris.

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"La vie d'un homme a été brisée"

"Dans quel quartier cela s'est-il passé ? Je ne sais pas. Où est la maison ? Je ne sais pas. Au premier étage, au rez-de-chaussée, où ? Je ne sais pas. Mais j'avais bu une bière, c'est la seule chose dont je me souviens", a poursuivi le président. "Et la vie d'un homme est en lambeaux, la vie d'un homme a été brisée", a ajouté le président américain, qui avait jusqu'ici pris soin de ne pas s'en prendre directement à l'accusatrice. Vendredi 28 septembre, depuis la Maison Blanche, Donald Trump avait en effet adopté un ton très différent, assurant avoir trouvé le témoignage de l'universitaire "très convaincant". "Elle m'a l'air d'être une femme très bien", avait-t-il ajouté.


Si Donald Trump a opté pour les railleries, le Sénat, lui, continue son enquête. Aux États-Unis, il revient à l'institution de donner son feu vert pour les postes à vie à la Cour suprême, plus haute juridiction du pays et arbitre des questions de société les plus épineuses (droit à l'avortement, régulation sur les armes à feu, mariage homosexuel...). Les républicains y détiennent actuellement une courte majorité, avec 51 sièges sur 100. La plupart  soutiennent sans ciller Brett Kavanaugh, mais trois d'entre eux ont ouvertement exprimé leurs doutes. Et l'issue du vote, qui sera organisé au terme de l'enquête du FBI en cours, est à ce jour imprévisible.


Sous la pression des élus démocrates et d'une poignée de républicains, le président américain a ordonné vendredi au FBI de "mener une enquête complémentaire" sur Brett Kavanaugh, au lendemain de l'audition au Sénat de son accusatrice, Christine Blasey Ford. Enquête dont les conclusions doivent être rendue ce vendredi, après quatre jours de vérifications. Ce que les avocats de l'accusatrice n'ont pas manqué de rappeler, regrettant, dans un courrier adressé au directeur du FBI, que leur cliente n'ait pas été interrogée par les enquêteurs. Une autre femme, Deborah Ramirez, qui accuse Brett Kavanaugh d'avoir exhibé son sexe près de son visage lors d'une soirée arrosée à l'université de Yale au milieu des années 1980, a elle été entendue par le FBI.

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