Jan Jambon, le ministre des polémiques en Belgique

Jan Jambon, le ministre des polémiques en Belgique

DERAPAGES - Pour la seconde fois en quelques jours, le ministre belge de l’Intérieur, Jan Jambon, est au coeur de la polémique pour des déclarations choc. Samedi, cette figure du parti nationaliste flamand a certifié qu’une une "partie significative des musulmans a dansé lors des attentats".

Jan Jambon, le récidiviste. Habitué des formules choc, le ministre belge de l’Intérieur a livré des propos qui devraient faire grincer des dents de l’autre côté de la frontière. Interrogé samedi par le quotidien De Standaard , le cadre du N-VA, parti nationaliste flamand, a certifié qu'"une partie significative des musulmans avait dansé lors des attentats", sans pour autant préciser de quels attentats (Paris ou Bruxelles) il parlait. Un peu plus loin, Jan Jambon, lui même fortement critiqué pour sa gestion des attaques de Bruxelles - il avait même présenté sa démission , rejetée, le 23 mars dernier - a enfoncé le clou : "Ils ont jeté des pierres et des bouteilles en direction de la police et de la presse au moment de l'arrestation de Salah Abdeslam. C'est ça le vrai problème."

Des propos polémiques qui, dans sa bouche, démontrent l’échec de la politique d’intégration en Belgique et que le ministre assume :  "Il faut appeler un chat un chat", estime celui qui, autre polémique, considérait après les attentats de Paris qu’il fallait "nettoyer Molenbeek".

Abdeslam comparé à un juif persécuté par les nazis

Pour l’heure, la classe politique belge n'a pas commenté cette dernière sortie en date. Il faut dire que, ces derniers jours, Jan Jambon a saturé l’espace médiatique pour d’autres propos qui ont fait bondir. Le 9 avril dernier, le responsable nationaliste, qui milite, avec le N-VA, pour l’indépendance de la Flandre, avait comparé les terroristes présumés en cavale, dont Salah Abdeslam, aux Juifs de la Seconde guerre mondiale. "Je fais souvent la comparaison (...) Des Juifs sont parvenus à rester quatre ans dans la clandestinité et ce, malgré le fait qu’un régime effrayant les recherchait de manière continue", avait-il déclaré, provoquant un tollé immédiat, avant de rétropédaler .

Pas assez vite, toutefois, pour qu’une autre déclaration, prononcée en 2014, ne refasse surface. A peine nommé à l’Intérieur, le dirigeant flamand avait qualifié la collaboration d’"erreur", estimant toutefois que "les gens qui ont collaboré avec les Allemands avaient leurs raisons". Face à la polémique, qui embarrassait jusqu’au Premier ministre, Charles Michel, Jan Jambon avait présenté ses excuses, tout en fustigeant l’exploitation "malhonnête" de ses propos.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EN DIRECT - Proche-Orient : Biden exprime son soutien au cessez-le-feu auprès de Netanyahu

EN DIRECT - Covid-19 : l'Inde enregistre sa journée la plus meurtrière depuis le début de la pandémie

Gérald Darmanin s'invite à la manifestation des policiers devant l'Assemblée le 19 mai

La Commission européenne préconise-t-elle réellement de fixer la retraite à 70 ans ?

La fin du masque en extérieur "bientôt" envisageable, selon Olivier Véran

Lire et commenter

LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies. > En savoir plus.