Jeux olympiques de Pékin : Joe Biden "envisage" un boycott diplomatique, la Chine fulmine

Les essentiels LCI du vendredi 19 novembre à 6h20

BRAS DE FER - Joe Biden a déclaré jeudi "envisager" un boycott diplomatique des Jeux olympiques d'hiver prévus en février prochain à Pékin. Le chef d'État américain veut notamment marquer son opposition aux violations des droits humains dans le pays.

Un serpent de mer. L'hypothèse d'un boycott diplomatique des Jeux olympiques de Pékin (2022), régulièrement agitée par les États-Unis ces derniers mois, a trouvé un nouvel écho ce jeudi 18 novembre. "C'est quelque chose que nous envisageons", a ainsi affirmé Joe Biden. 

Cette option consisterait à ne pas envoyer de responsables gouvernementaux pour représenter Washington lors des compétitions, tout en laissant les athlètes américains y participer. Elle permettrait, notamment, de dénoncer les violations chinoises des droits de l'Homme.

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Certains élus républicains suggèrent même de faire une croix pure et simple sur les JO. "La menace qui pèse sur nos athlètes et les crimes contre l'humanité commis par la Chine ne nous laissent pas d'autres choix", a martelé le sénateur Tom Cotton. Cette mesure, un peu plus extrême, est désapprouvée par le Comité olympique américain, selon qui les Jeux (4 au 20 février 2022) sont importants après des mois de pandémie.

"À l'encontre de l'esprit olympique"

Sans surprise, cette sortie médiatique du chef d'État américain a suscité l'indignation des autorités chinoises. "Mélanger la politique et le sport va à l'encontre de l'esprit olympique", a fustigé devant la presse Zhao Lijian, un porte-parole de la diplomatie chinoise. "Les accusations des États-Unis envers la Chine à propos des droits de l'Homme sont dénuées de vérité et totalement sans fondement", ajoute-t-il avec fermeté. 

Depuis des mois, le gouvernement américain recherche la meilleure façon de se positionner à l'égard de cet événement populaire et planétaire organisé par un pays qu'il accuse de perpétrer un "génocide" contre les musulmans ouïghours du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine. Pour rappel, plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme accusent les dirigeants communistes d'avoir interné au Xinjiang au moins un million de musulmans dans des "camps de rééducation". Pékin, de son côté, prétend qu'il ne s'agit que de "centres de formation professionnelle" pour soutenir l'emploi et combattre l'extrémisme religieux. 

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Dernièrement, c'est la disparition suspecte de la joueuse de tennis Peng Shuai qui a cristallisé les tensions. 

Une chose est sûre : malgré un entretien cordial, en début de semaine, entre les présidents américain et chinois, les tensions entre les deux pays sont loin d'être apaisées.

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