"Pas de plan B" : les JO d'hiver 2018 auront bien lieu à 80 km de la Corée du Nord

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SPORTS - La position du Comité international olympique "reste inchangée" après le nouveau tir de missile de la Corée du Nord, a rappelé jeudi le CIO. Celui-ci maintient les jeux de Pyeongchang, en Corée du Sud, prévus dans cinq mois.

Le CIO persiste et signe. Malgré les salves de provocations nord-coréennes, le Comité d'organisation des Jeux Olympiques d'hiver a confirmé ce vendredi la tenue des JO d'hiver 2018 en Corée du Sud. Ceux-ci se tiendront bien à Pyeongchang en février prochain, les organisateurs n'ayant "pas de plan B".

"La position du CIO reste inchangée", a déclaré Mark Adams, porte-parole du président, assurant que "les Jeux Olympiques sont sur la bonne voie". Une voie qui doit les mener du 9 au 25 février 2018 à Pyeongchang, le plus célèbre centre de sport d'hiver du pays. Signe particulier : il se situe à 80 kilomètres de la frontière avec la Corée du Nord. Pas de quoi inquiéter Lee Hee-beom, le patron du Comité d'organisation : "Il n'y a pas de plan B, dans la mesure où les Jeux sont basés sur le principe de la trêve olympique".

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Une trêve à laquelle souscrit également Antoine Bondaz, chargé de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). "Aucun pays n'a d'intérêt à ce que les JO se passent mal. Une attaque de la Corée du Nord est inconcevable", précise le chercheur. Pour autant, celui-ci n'exclut pas le fait que Pyongyang profite de la présence des médias en provenance du monde entier pour faire parler de lui. "Les JO peuvent être utilisés comme un levier de pression,  précise Antoine Bondaz. Un essai de missile durant les JO ou juste avant est possible. Pour rappel, il y avait eu en 2002, durant la Coupe du monde de football organisée par la Corée du Sud et le Japon, des incidents avec les Nord-coréens quelques heures avant la finale."

Par mesure de précaution, la Corée du Sud a pris les devants. "Nous espérons que des athlètes nord-coréens participeront aux Jeux", a ainsi déclaré en début de semaine Lee Hee-beom, évoquant de possibles qualifications de sportifs nord-coréens en patinage de vitesse et patinage artistique. Il faut dire que, pour l'heure, aucun athlète nord-coréen ne s'est qualifié pour les JO d'hiver 2018, renforçant la crainte qu'aucun sportif du régime de Pyongyang ne soit à Pyeongchang.

Une absence regrettable vu le contexte, selon Moon Jae-In. En juillet dernier, le président sud-coréen avait sollicité le CIO en ce sens, estimant qu'une délégation nord-coréenne participerait à la paix dans la région.  "J'espère que les Jeux Olympiques de Pyeongchang seront les JO de la paix et permettront de soulager les Coréens blessés par les divisions", avait déclaré le chef de l'Etat, selon son porte-parole. Pour rappel, les deux Corées sont toujours techniquement en guerre depuis l'armistice signé en 1953 et Pyongyang avait boycotté les Jeux Olympiques d'été de Séoul en 1988.

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