Il promet d'être le président "de tous les Américains" : Biden pourra-t-il réconcilier républicains et démocrates ?

Il promet d'être le président "de tous les Américains" : Biden pourra-t-il réconcilier républicains et démocrates ?

CASSE-TÊTE - L'Amérique d'après Trump va être difficile à réconcilier, et Joe Biden le sait. Il a d'ailleurs immédiatement promis d'être le président "de tous les Américains". Sa mission : rassembler les villes, plutôt démocrates, et les campagnes résolument républicaines.

Après quatre jours de suspense, Joe Biden a, selon les projections des grands médias américains, franchi le seuil "magique" de 270 grands électeurs. Dans une première réaction sur les réseaux sociaux, il a immédiatement promis d'être le président "de tous les Américains", car il sait, ô combien, que la tâche risque d'être difficile. "Il est temps de laisser derrière nous la colère et la rhétorique enflammée et de nous rassembler", a-t-il tweeté. 

Il faut dire que Donald Trump a souvent guidé la colère de ses partisans et a tenu un langage qui a durement fracturé la société américaine. Encore ce samedi, loin d'apaiser les foules, il n'a pas reconnu sa défaite. Pire : dans un tweet rageur écrit en lettres capitales, il revendiqué une nouvelle fois une victoire qui lui aurait été volée. 

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L'Amérique se choisit Joe Biden et Kamala Harris

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Mais le 45e président des Etats-Unis apparaît isolé au sein de son propre parti dans sa croisade contre un "vol" du scrutin dont il aurait été la victime. Car au-delà de Donald Jr et Eric, deux de ses fils, lancés depuis plusieurs jours dans une campagne de désinformation évoquant des tricheries massives, peu de figures de premier plan le soutiennent. Le sénateur et ex-candidat à la présidentielle américaine Mitt Romney a d'ailleurs été le premier poids lourd républicain à féliciter Joe Biden et Kamala Harris, des personnes "de bonne volonté et de caractère admirable", a-t-il dit.

Si on parlait vraiment ensemble, on réaliserait qu'on a les mêmes idéaux, les mêmes buts, c'est juste une manière différente d'y parvenir.- Dylan Anderson, électeur républicain

Alors, les deux camps pourront-ils à l'avenir se parler sans vociférer ? C'est toute la question. Et la réconciliation ne sera pas simple entre l'Amérique des villes pro-Biden, et celle des campagnes pro-Trump. Pour autant, beaucoup de Trumpistes semblaient se préparer à cette défaite, en affichant même pour certains une forme de résignation. 

A l'image de Dylan Anderson, un habitant de Cottage Grove dans le Wisconsin, électeur républicain, presque gêné d'avouer son vote devant les caméras de TF1. "J'ai voté pour Trump, et je crois que ça pourrait me rendre désagréable auprès de pas mal de gens, mais je suis prêt à en discuter avec n'importe qui", dit-il. "On en arrive à un point où on n'arrive même plus à se parler. Or si on parlait vraiment ensemble, on réaliserait qu'on a les mêmes idéaux, les mêmes buts, c'est juste une manière différente d'y parvenir", poursuit-il.

A quelques kilomètres de là, Pete et Tom, deux retraités, veulent aussi y croire, mais "ça va prendre du temps", répond le premier. "Ce bordel ne va pas s'arranger du jour au lendemain. Ça va être long", prédit le deuxième, attristé. Irréconciliables ? Ces républicains modérés espèrent tous le contraire.

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