John Kerry à Paris pour faire pardonner l’absence des Etats-Unis le 11 janvier

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RATTRAPAGE - Le secrétaire d'Etat américain devrait probablement multiplier les gestes symboliques à l'intention des victimes des attentats.

C’est une visite pour faire pardonner l’absence de haut représentant des Etats-Unis lors de la marche républicaine dimanche. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est à Paris ce vendredi 16 janvier pour "partager un ‘big hug’ (forte étreinte) et exprimer l'affection (de son pays) à la France".

Le président français François Hollande a appelé le chef de la diplomatie américaine John Kerry à trouver ensemble "les réponses nécessaires". John Kerry a rencontré tôt son homologue français Laurent Fabius au Quai d'Orsay. Il est arrivé en disant à son interlocuteur qu'il était à l'étranger, à Sofia et en Inde, afin d'expliquer pourquoi il n'avait pu être présent dimanche à la marche historique contre le terrorisme. Il devrait multiplier les gestes symboliques à l'intention des victimes des attentats, notamment déposer des gerbes de fleurs devant les locaux de Charlie Hebdo et devant le supermarché casher de la porte de Vincennes.

"Les Etats-Unis sont à vos côté"

Après l'attaque sanglante contre le journal Charlie Hebdo - 12 morts dont 7 journalistes -, le président américain Barack Obama avait affirmé que la France était "le plus vieil allié" des Etats-Unis. Mais Washington n’avait envoyé à la marche historique "que" sa nouvelle ambassadrice, Jane Hartley, une spécialiste du monde de la finance sans expérience diplomatique.

Barack Obama s'était néanmoins rendu à l'ambassade de France à Washington après les attentats pour quelques mots dans un livre de condoléances, comme l'a aussi fait John Kerry, francophile et cousin d'un ex-ministre français. "Les Etats-Unis sont à vos côtés aujourd'hui et seront à vos côtés demain", avait déclaré le 9 janvier le président américain.

Polémique outre-atlantique

Outre-Atlantique, une polémique a suivi sur le faible niveau de représentation américaine, contraignant la Maison Blanche à reconnaître piteusement une erreur d'appréciation. En France, les autorités ont adopté un profil bas face au "dédain" supposé du chef de file du monde démocratique mais aussi et surtout de la lutte internationale contre le terrorisme.

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