John Kerry : "Nous sommes en passe de suspendre les discussions" avec la Russie

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INTERFÉRENCES - Le Secrétaire d'État américain, John Kerry, s'est exprimé sur les bombardements russes en Syrie. Face au soutien inconditionnel du Kremlin à Bachar al-Assad, les Etats-Unis menace de "suspendre la discussion".

Les Etats-Unis et la Russie sont au bord de la rupture sur le conflit syrien : Washington menace d'arrêter sa coopération diplomatique et Moscou réplique n'avoir aucune intention d'interrompre la guerre malgré la catastrophe humanitaire à Alep.


Dans la matinée à Washington, ce 30 septembre, le secrétaire d'Etat John Kerry avait une nouvelle fois menacé la Russie de geler leur dialogue diplomatique si le carnage d'Alep ne prenait pas fin. "Je crois que nous sommes au bord de la suspension de la discussion parce que c'est irrationnel dans le contexte de ce genre de bombardements", a-t-il averti.

Nous sommes à l'un de ces moments où il va nous falloir considérer durant un certain temps des alternatives, à moins que les belligérants n'indiquent plus clairement qu'ils sont disposés à réfléchir à une approche plus efficaceJohn Kerry

Dialogue de sourds

Réplique immédiate à Moscou : la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a jugé que le meilleur "cadeau aux terroristes sera le refus de Washington de coopérer avec la Russie pour un règlement du conflit en Syrie". Malgré les appels internationaux à arrêter le déluge de feu à Alep, la Russie a poursuivi ses raids en appui à son allié syrien, comme c'est le cas depuis la "fin", le 19 septembre, du cessez-le-feu négocié dix jours plus tôt par Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov.


Le Kremlin s'est dit prêt à continuer de coopérer avec Washington pour "mettre en oeuvre les accords" de cessez-le-feu et "accroître l'efficacité de la lutte contre le terrorisme en Syrie". "Mais Moscou espère aussi que les obligations que Washington a accepté d'assumer seront respectées. Jusqu'à présent, elles ne l'ont pas été", a menacé la présidence russe. La Russie exige en effet que les Etats-Unis fassent pression sur les rebelles modérés pour qu'ils se séparent des groupes jihadistes comme le Front Fateh al-Cham (ex Front al-Nosra).

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