Journalistes tués en direct : en Virginie, du choc à l'émotion

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LE JOUR D'APRÈS — Près de vingt-quatre heures après le meurtre en direct de deux journalistes d'une chaîne de télévision locale, en Virginie, aux États-Unis, l'heure est au recueillement pour les familles et les collègues des victimes.

Après la stupeur, place au recueillement. Au lendemain de l'assassinat en direct de la journaliste Alison Parker et du reporter d'images Adam Ward, l’État de Virginie est sous le choc. Aux alentours de la ville de Roanoke, où s'est déroulé le drame mercredi 26 août au matin, ont fleuri spontanément des lieux de mémoire et d'hommages.

Ils sont nombreux également à avoir déposé des bougies, des gerbes de fleurs et des plaques commémoratives devant les locaux de la chaîne WDBJ7, où les victimes étaient toutes deux employées et pour laquelle elles réalisaient un reportage au moment de leur mort.

Solidarité confraternelle

Les spectateurs anonymes de la chaîne, touchés par l'événement, ne sont pas les seuls à se mobiliser. Dans tout le pays, la solidarité confraternelle se met en place. Et s'illustre par le hashtag (mot-clef) #WeStandWithWDBJ (“on est avec vous, WDBJ”), relayé par de nombreux journalistes sur les réseaux sociaux.

Une journaliste de la chaîne, proche des deux victimes, a pour sa part lancé un appel sur Facebook, demandant aux internautes d'arborer un ruban bleu et marron, d'après les couleurs préférées des reporters.

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Dans la rédaction de WDBJ7, où l'on a couvert toute la journée en direct la mort de deux collègues, les programmes n'ont pas encore repris leur cours normal. Présentateurs et proches se relaient à l'écran pour parler d'Alison et de Adam, à travers d'émouvants discours et de longues rétrospectives. Ici à gauche de l'écran, le compagnon de la journaliste tuée, Chris Hurst, évoque leur relation "courte mais passionnée".

Le père de la jeune femme, Andy Parker, est lui aussi intervenu dans les médias , évoquant avec douleur son “chagrin insupportable”. Sur la chaîne Fox News, il a promis “de tout faire pour légaliser le port d'armes”. “Il faut absolument mettre en place des processus de vérification pour s'assurer que les fous n'aient pas accès à un pistolet.” a-t-il ajouté.

Par ailleurs, la presse américaine et mondiale essaie toujours de comprendre les motivations de Bryce Williams, aka Vester Lee Flanagan, qui a tiré à bout portant sur les deux journalistes et la personne interviewée. Les premiers extraits d'un fax de 23 pages que le tueur présumé a pris soin d'envoyer à la chaîne ABC révèlent une personnalité complexe, obsédée par les discriminations dont il se disait victime.

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