Julian Assange : dernière tentative des États-Unis pour extrader le fondateur de Wikileaks

Julian Assange : dernière tentative des États-Unis pour extrader le fondateur de Wikileaks

JUSTICE - C'est l'une des dernières chances pour les États-Unis d'obtenir l'extradition du lanceur d'alerte et journaliste Julian Assange, détenu depuis trois ans à la prison de haute sécurité Belmarsh, à Londres.

Après un premier échec, les États-Unis reviennent à la charge devant la justice britannique, mercredi 27 octobre, pour obtenir l'extradition du lanceur d'alerte et journaliste Julian Assange. Le fondateur du média WikiLeaks est poursuivi pour la fuite il y a dix ans de centaines de milliers de documents officiels, révélant les dessous de la diplomatie américaine. Parmi eux, des bavures de l'armée en Irak ou en Afghanistan, et l'espionnage de certains alliés des États-Unis, comme le gouvernement français. 

Une peine encourue de 175 ans de prison

Après s'être réfugié dans l'ambassade de l'Équateur de Londres en 2012, où il vit reclus jusqu'en 2019, il est arrêté puis incarcéré au sein de la prison britannique de haute sécurité de Belmarsh, dans l'attente d'une procédure d'extradition après son inculpation pour "espionnage ".  Alors qu'il vit déjà enfermé depuis près de dix ans, il encourt désormais 175 ans de prison aux États-Unis. 

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En janvier dernier, l'Australien de 50 ans,  considéré par ses partisans comme une victime d'attaques contre la liberté d'expression, a fait un pas majeur vers la liberté. La juge britannique Vanessa Baraitser a rejeté la demande américaine d'extradition en raison de sa mauvaise santé mentale et de son "risque de suicide".  "Julian ne survivrait pas à une extradition, c'est la conclusion de la juge", a déclaré lundi 25 octobre sa compagne, Stella Moris. 

Mais Washington a obtenu de pouvoir faire appel de cette décision, remettant notamment en cause la fiabilité d'un expert qui avait témoigné en sa faveur. En cas de victoire des États-Unis, ce ne serait pas la fin de l'affaire, puisqu'elle serait alors renvoyée devant un tribunal amené à se prononcer sur le fond.

Pas d'inflexion de l'administration Biden

Cet appel est l'un des derniers recours pour le gouvernement américain pour faire extrader Julian Assange. En cas de nouvelle défaite, il n'aurait plus comme possibilité que de saisir la Cour suprême britannique, sans être assuré que cela soit accordé. Le verdict de l'appel devrait être rendu dans les jours qui viennent. 

Alors que Barack Obama (qui avait Joe Biden pour vice-président) avait renoncé à poursuivre le fondateur de WikiLeaks, les charges ont été relancées sous la présidence de Donald Trump. L'élection de Joe Biden à la Maison Blanche n'a pas apporté l'inflexion espérée par les soutiens de Julian Assange.

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