Julian Assange devient Équatorien

Julian Assange devient Équatorien

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DIPLOMATIE - L’Equateur a annoncé ce jeudi avoir procédé à la naturalisation de Julian Assange, le créateur de WikiLeaks. Réfugié à Londres, l’ex-Australien craint toujours une extradition vers les États-Unis.

Cinq ans. Voilà cinq ans que Julian Assange n’a pas quitté l’ambassade d’Equateur à Londres. Le créateur de WikiLeaks craint toujours d’être extradé vers les Etats-Unis, lui qui avait publié des documents militaires secrets en 2010. Fort de cette protection diplomatique, Julian Assange a également obtenu la nationalité équatorienne le 12 décembre dernier, a annoncé l’ambassade. Dans la foulée, Quito a demandé à Londres de lui accorder un statut diplomatique, geste qui serait un premier pas vers l’immunité diplomatique. Le gouvernement britannique a refusé.


Si le Royaume-Uni refuse catégoriquement de négocier sur ce sujet, ce dossier "brûlant" lui coûte cher quotidiennement, explique Le Figaro. Scotland Yard dépenserait en effet plus de 65.000 euros par jour pour assurer la sécurité du désormais ex-Australien, et surtout l'arrêter s'il quitte le bâtiment.  50 hommes et deux camionnettes gardent les sorties de l’ambassade 24h/24.

Pris dans un étau

Malgré le "non" britannique, il reste peut-être quelques recours à Julian Assange. D’abord, la saisie de la Cour de justice internationale afin de "contester le refus de Londres", explique Juan Branco, conseiller juridique de Julian Assange joint par Le Figaro.  Si le Royaume-Uni était condamné, il devrait "mettre en conformité ses textes avec le droit international", précise-t-il.


Autre solution : se rendre. Elle arrangerait toutes les parties, mais cela serait trop risqué pour Assange. Même s’il était "libéré par les cours anglaises", la procédure d’extradition vers les Etats-Unis prendrait le relais.

Reste la piste française. Sa femme et sa fille vivent en effet en France et ont la nationalité française. Son clan compte dessus et croit au rôle de médiateur d’Emmanuel Macron dans l’affaire. Pour rappel, Julian Assange avait déjà demandé à François Hollande de lui accorder l’asile en 2015.

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