La demande de remise en liberté sous caution de Carlos Ghosn rejetée par le tribunal de Tokyo

La demande de remise en liberté sous caution de Carlos Ghosn rejetée par le tribunal de Tokyo
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JUSTICE - La demande de libération sous caution de Carlos Ghosn a été rejetée ce mardi 15 janvier par le tribunal de Tokyo. Les avocats du super PDG de l'Alliance Renault-Nissan peuvent faire appel, mais si le rejet est confirmé, le dirigeant de 64 ans pourrait resté en détention jusqu'au 10 mars.

Carlos Ghosn est maintenu en détention. Le tribunal de Tokyo a rejeté ce mardi 15 janvier la demande de libération sous caution du PDG de Renault, détenu au Japon pour des malversations financières présumées. La justice a estimé qu'il y avait un risque de destruction de preuves, a précisé la chaîne de TV publique NHK. Les avocats du dirigeant de 64 ans, menés par Motonari Otsuru, avaient admis dès ce vendredi que leur demande avait peu de chance d'aboutir.


L'avocat peut faire appel de ce refus de remise en liberté, mais si la décision de maintenir Ghosn en prison est confirmée par un deuxième juge, le super PDG de Renault de l'Alliance Renault-Nissan restera en détention provisoire au moins jusqu'au 10 mars. Cette mesure pourra être étendue sur demande du procureur par période reconductible d'un mois.

Arrêté le 19 novembre à Tokyo, Ghosn avait déjà été mis en examen le 10 décembre pour avoir minoré ses revenus de 5 milliards de yens (environ 40 millions d'euros) dans des rapports financiers annuels de Nissan de 2010 à 2015. Depuis le 11 janvier, il a hérité de deux nouvelles inculpations, pour avoir poursuivi cette pratique sur les trois derniers exercices financiers, de 2015 à 2018, pour un montant de 4 milliards de yens (environ 32 millions d'euros) et pour "abus de confiance aggravé",  après avoir provisoirement fait passer en 2008 dans les comptes de Nissan des pertes sur des investissements personnels.

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ARCHIVE - Carlos Ghosn : pourquoi sa détention provisoire s'éternise ?

Le patron de Nissan écarte la thèse du complot

Dans une interview aux Échos ce mardi, le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, s'est déclaré "toujours profondément sous le choc", deux mois après dénoncé les agissements de Carlos Ghosn. "J'ai encore beaucoup de mal à digérer ce qui s'est passé", a-t-il expliqué, avant d'affirmer sa volonté de faire taire les rumeurs selon lesquelles un complot aurait été monté pour écarter le PDG de Renault. "C'est absurde et je ne peux pas comprendre que l'on puisse croire une seconde à un tel scénario ! Regardez les faits. Ils sont graves. J'ai été le premier choqué par ce que l'enquête a montré. (...) Je veux redire ici que je tiens plus que tout à l'Alliance avec Renault, et que je suis très reconnaissant envers Carlos Ghosn pour ce qui a été fait."

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Carlos Ghosn : l’ex-patron de Renault rattrapé par les affaires

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