Kellyanne Conway, la conseillère gaffeuse en série de Donald Trump, sous le feu des critiques

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Le "Muslim Ban" de Donald Trump

LA GOUTTE D'EAU - "Faits alternatifs", mensonges éhontés et abus de position dominante... Les gaffes de Kellyanne Conway, proche conseillère de Donald Trump, se multiplient. Et lui ont valu une missive du bureau d'éthique du gouvernement.

La sentence va-t-elle tomber ? En tout cas, on n'en a jamais été aussi proche. Lassé par les dérives de Kellyanne Conway, l'une des plus proches conseillères de Donald Trump, bien connue pour ses interventions dans les médias, le bureau d'éthique gouvernementale a pressé la Maison Blanche d'ouvrir une enquête, possiblement en vue de sanctions contre la stratège républicaine.

Une boulette pour Flynn

Ce qu'il lui est reproché ? Essentiellement une accumulation de bourdes depuis que l'équipe de Donald Trump s'est installée à Washington, la dernière en date étant sa communication mal aisée au sujet de "la pleine confiance" accordée à Michael Flynn par Donald Trump... quelques heures avant que ce conseiller à la défense ne soit poussé à la démission, après qu'il a été convaincu de connivence avec le Kremlin. 

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Une autre sur Ivanka Trump

Autre sortie malheureuse : son soutien en direct sur un réseau national aux produits de la marque Ivanka Trump. Mise de côté par une grande chaîne de distribution, la situation de la fille du président a beaucoup ému, de son père, qui a tweeté avec véhémence tout le mal qu'il pensait d'une telle décision, à Kellyanne Conway, donc, qui, sur Fox News, a fait "de la pub gratuite" en encourageant les téléspectateurs à acheter "des produits de la marque Ivanka. Allez en acheter, tout le monde, vous pouvez les trouver en ligne", a-t-elle annoncé, sans se douter le moins du monde de l'inconséquence de sa sortie.

Une sortie qui a ulcéré le bureau d'éthique, qui a parlé de son côté de "violation manifeste de l'interdiction d'utiliser à mauvais escient sa position", mais aussi la Maison Blanche, dont le porte-parole Sean Spicer a indiqué que la gaffeuse avait été "conseillée" sur ce type de propos.

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Kellyanne Conway, proche conseillère de Trump, se fait massacrer lors d'une interview sur CNN

La mère des "faits alternatifs"

Enfin, Kellyanne Conway a aussi fait parler d'elle en "inventant" le concept de faits alternatifs. Au lendemain de l'investiture de son patron à la Maison Blanche, alors que la polémique battait son plein sur le nombre de personnes présentes au National Mall, elle avait tenté de soutenir Sean Spicer, qui soutenait mordicus qu'il y avait eu ce jour-là "plus de monde qu'à n'importe quelle investiture présidentielle", en disant qu'il avait "apporté une version alternative de la réalité".

Un discours auquel avait fait écho sa sortie à propos du massacre de Bowling Green... qui n'a jamais existé. Conway se servait de cet incident irréel pour incriminer la presse qui ne l'aurait pas couvert, mais aussi pour justifier le "Muslim Ban", légitimé en ce que Barack Obama aurait, en son temps, mis en place à l'attention des Irakiens... ce qui est tout aussi faux.

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L'outrage au canapé du Bureau ovale

Le 27 février, la conseillère est immortalisée, agenouillée, les chaussures aux pieds, sur l'un des canapés du Bureau ovale. De quoi faire vivement réagir sur Twitter, où son attitude décontractée, alors que le président Trump prenait la pose avec des dirigeants de lycées et d'universités noirs, a été critiquée. 

Cette dernière expliqué le lendemain, sur la chaîne Fox, "qu'on (lui) avait demandé de prendre une photo dans une pièce pleine de monde avec la presse derrière". "On m'a dit de prendre un certain angle et c'est ce que j'étais en train de faire. Ce n'était certainement pas un manque de respect, je n'avais pas l'intention de mettre mes pieds sur le canapé", a-t-elle ajouté.

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