L'élection de Trump piratée par la Russie ? Le Congrès US va enquêter

L'élection de Trump piratée par la Russie ? Le Congrès US va enquêter
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PIRATAGE - Alors que Donald Trump rejette l’idée que la Russie soit intervenue pour l’aider à battre Hillary Clinton, ce lundi, les chefs du Congrès américain ont annoncé le lancement prochain d’une enquête parlementaire.

Depuis un mois, nombreux sont les parlementaires démocrates mais aussi républicains qui n'entendaient pas tourner la page de l'élection si facilement. Les très influents sénateurs républicains John McCain et Lindsey Graham, ennemis de Moscou aussi bien que de Donald Trump, ainsi que les démocrates Chuck Schumer et Jack Reed ont donc lancé ce week-end un appel à mener une enquête parlementaire, avec des auditions publiques, pour établir comment et pourquoi Moscou serait intervenu dans le scrutin dont le milliardaire est sorti vainqueur.

Les chefs du Congrès américain ont ainsi annoncé lundi 12 décembre le lancement prochain d'une enquête parlementaire sur les interférences russes dans l'élection américaine, alors que Donald Trump continuait de rejeter l'idée que la Russie de Vladimir Poutine soit intervenue pour l'aider à battre Hillary Clinton. 

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    La CIA a conclu dans un rapport secret révélé vendredi par le Washington Post que la Russie était intervenue par ses cyberattaques dans la campagne électorale dans le but précis d'aider Donald Trump à être élu, et non plus généralement pour troubler le bon déroulement de l'élection.

    Cependant le successeur de Barack Obama, qui entrera en fonctions le 20 janvier, rejette catégoriquement cette conclusion, accusant un service de renseignement à la réputation entachée par ses rapports erronés après le 11 septembre 2001 sur les liens entre Saddam Hussein et Al-Qaïda. Des propos que Donald Trump a réitéré sur Twitter lundi.

    "A moins que vous ne preniez les hackers en flagrant délit, il est très difficile de déterminer qui a piraté. Pourquoi cela n'a-t-il pas été publié avant l'élection ?" se demandait-il, dans son style complotiste très caractéristique, en 140 signes.

    Le Républicain ne cache pas ses affinités avec Vladimir Poutine et son intention de rétablir des liens plus amicaux avec la Russie. Il envisage également de nommer à la tête de la diplomatie américaine Rex Tillerson, le patron du géant pétrolier ExxonMobil qui a des exploitations dans plus de 50 pays, notamment en Russie. 

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