L'équipage d'un avion assure avoir vu "exploser" le dernier missile tiré par la Corée du Nord

FRAYEUR - L'équipage d'un avion de la compagnie hongkongaise Cathay Pacific assure avoir vu le missile nord-coréen tiré le mardi 28 novembre se désintégrer dans l'atmosphère. L'avion assurait la liaison entre Hong Kong et San Francisco quand des membres de l'équipage ont vu l'objet exploser au-dessus de l'océan Pacifique.

L'équipage du vol CX893, qui assurait mardi 28 novembre la liaison entre Hong Kong et San Fransisco, a dû avoir une belle frayeur en observant une explosion lointaine dans le ciel. La compagnie aérienne hongkongaise Cathay Pacific a expliqué dans un communiqué que l'équipage de ce vol avait vu ce jour-là quelque chose "qui ressemblait à la rentrée (dans l'atmosphère) du missile nord-coréen".


D'après le directeur général de la compagnie Mark Hoey, l'équipage de l'avion aurait vu "le missile exploser et se désintégrer" rapporte le journal South China Morning Post. Selon le même journal, les pilotes de deux avions de ligne d'une compagnie sud-coréenne qui volaient dans la même zone au même moment auraient également vu un flash, environ une heure après le lancement du missile nord-coréen. Selon cette compagnie sud-coréenne, la trajectoire du missile était trop éloignée du plan de vol des deux avions civils pour les mettre en danger.


D'après Pyongyang, le missile tiré ce mardi aurait atteint l'altitude record de 4.475 kilomètres dans l'espace et aurait parcouru 950 kilomètres en 53 minutes, avant de s'abîmer dans la mer du Japon. Kim Jong-Un avait assuré à la suite de ce dernier tir que son pays était devenu "un Etat nucléaire à part entière". 


Selon les experts militaires, ce missile, le Hwasong-15, serait bien plus puissant que les précédents. Mais ils estiment aussi que le régime nord-coréen n'est pas encore, à ce stade, capable de maîtriser la technologie nécessaire pour protéger une ogive nucléaire pendant la rentrée dans l'atmosphère.

Des vols transpacifiques menacés ?

Lors d'un précédent essai le 28 juillet dernier, un missile intercontinental nord-coréen était passé à environ 100 kilomètres d'un appareil d'Air France qui assurait la liaison entre Tokyo et Paris, soit une distance équivalente à seulement 7 minutes de vol. 


Selon CNN, ce missile s'était écrasé à 16 kilomètres de deux couloirs aériens. Même si l'avion n'avait pas été mis en danger, la compagnie française avait décidé d'élargir par mesure de précaution la zone de non-survol au-dessus de la Corée du Nord.

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