L'ex-directeur de campagne de Trump inculpé de complot contre les Etats-Unis : Paul Manafort réfute les accusations qui le visent

DÉFLAGRATION - Il était l’un des plus proches collaborateurs de Donald Trump pendant la campagne. Paul Manafort a été inculpé ce lundi de 12 chefs d'inculpation dont celle de complot contre les Etats-Unis dans l’enquête en cours sur l’ingérence russe dans la campagne américaine. L'ancien directeur de campagne de a plaidé non coupable lundi, lors de sa première comparution devant une juge fédérale.

C’est une déflagration de plus qui pourrait avoir de lourdes implications pour la suite de la présidence de Donald Trump. Et l’affaire n’en est qu’à ses débuts. L'ancien directeur de campagne du président des Etats-Unis, Paul Manafort, a été inculpé de complot contre les Etats-Unis par les enquêteurs du FBI ce lundi. Cette inculpation a été prononcée dans le cadre de l'enquête sur  l'affaire russe menée par le procureur spécial Robert Mueller.


Paul Manafort a dirigé la campagne de Donald Trump jusqu'en août 2016 avant  d'être contraint de démissionner. Il serait notamment ciblé pour des activités  non déclarées de lobbyiste et consultant, notamment auprès de l'ancien  président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch.  Il a été inculpé en compagnie d'un de ses associés, Rick Gates. Selon le New York Times, le nom de Rick Gates apparaît sur des documents de  sociétés domiciliées à Chypre et par lesquelles Paul Manafort aurait reçu des  paiements en provenance d'Europe de l'Est. L'ancien directeur de campagne a plaidé non coupable lundi des accusations qui le visent lors de sa première comparution devant une juge fédérale. Avec son associé, Richard Gates, ils ont rejeté les douze chefs d'inculpation dont ils sont l'objet.

12 chefs d’inculpation

Manafort et Gates sont inculpés de 12 chefs d’inculpation, dont notamment des faits présumés de conspiration en vue de blanchiment d'argent, violation des lois fédérales sur le lobbying et les activités bancaires, précise un communiqué diffusé par les services du procureur Mueller. Les deux hommes sont également accusés de fausses déclarations et de dissimulation de comptes bancaires à l'étranger.


 

La chaîne CNN avait annoncé vendredi qu'un grand jury fédéral avait  approuvé les premières inculpations dans l'enquête du procureur Mueller. Les  rumeurs allaient bon train pendant le week-end à Washington sur les personnes  ciblées par ces inculpations et l'imminence de possibles arrestations.

 

"Ce n'est que le début"

Lui-même ne semble pas visé, dans l'immédiat, par l'enquête. C'est ce qu'a  assuré le gouverneur républicain du New Jersey Chris Christie, un allié,  dimanche: "Le président ne fait pas l'objet d'une enquête". "Personne ne lui a  dit qu'il l'était", a-t-il dit, en expliquant que les avocats des suspects  étaient généralement en contact avec les procureurs avant une mise en examen.

"Quoiqu'il arrive, ce n'est que le début", a estimé le sénateur indépendant  Angus King, apparenté au groupe démocrate, sur CNN. Robert Mueller, a-t-il dit,  est "un pro" qui "remontera les faits, où qu'ils mènent".


Robert Mueller, patron du FBI de 2001 à 2013, ne s'est jamais exprimé  publiquement sur l'enquête ultra-sensible dont il est chargé. Il a été nommé après le limogeage du directeur du FBI James Comey, pour  reprendre l'enquête qui était menée par la police fédérale, afin d'en garantir  l'indépendance.

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