L'ex-star du foot George Weah vainqueur du second tour de la présidentielle au Liberia

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PRÉSIDENT D'OR - L'ex-star du foot et sénateur a remporté avec 61,5% des voix le second tour de l'élection présidentielle organisée mardi au Liberia, selon des résultats quasi définitifs. Un sacre qui marque la première transition démocratique depuis plus de 70 ans pour le pays.

Il touche enfin au but !  Enfant des bidonvilles de Monrovia devenu star planétaire du foot dans les années 1990, George Weah a remporté le second tour de l'élection présidentielle organisée mardi au Liberia, avec 61,5% des voix face au vice-président Joseph Boakai, qui n'a obtenu que 38,5% des suffrages, selon la Commission électorale nationale (NEC) après dépouillement de 98,1% des suffrages.


L'attaquant star de Monaco, du PSG et du Milan AC, ancien Ballon d'or 1995, succédera à Ellen Johnson Sirleaf le 22 janvier prochain, dans ce qui constituera la première transition démocratique dans ce pays anglophone d'Afrique de l'Ouest depuis 1944. C'est en effet la première fois qu’un Président, en l’occurrence une Présidente, y quitte le pouvoir de manière régulière. 

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George Weah bientôt président ?

La troisième tentative aura été la bonne

Absent du Liberia pendant la guerre civile qui a fait quelque 250.000 morts entre 1989 et 2003, George Weah entre en politique à la fin du conflit. Il est battu au second tour  de la présidentielle de 2005 par Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue 

chef d'Etat en Afrique, puis comme candidat à la vice-présidence en 2011.


En décembre 2014, il remporte son premier mandat en devenant sénateur mais poursuit son rêve de devenir Président. Cette fois-ci, ce fut la bonne. Lors du 1er tour de la présidentielle en octobre, "Mister George", comme l'appellent ses partisans, l'emporte avec 40% des voix. Alors que son adversaire Joseph Boakai multiplie les procédures pour dénoncer les "fraudes et irrégularités" ayant selon lui entaché ce premier tour, le sénateur appelle à la patience et au calme.


Samedi, l'ancien Ballon d'or avait effectué une démonstration de force en rassemblant des dizaines de milliers de partisans dans le plus grand stade du pays à Monrovia, affirmant à l'AFP: "Je sais que Boakai ne peut pas me battre. J'ai le 

peuple avec moi". Il faut croire qu'il avait raison.

   

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