L'Ukraine annonce avoir mis en scène la mort du journaliste russe Babtchenko pour le protéger d'une tentative d'assassinat

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REBONDISSEMENT - Le journaliste russe Arkadi Babtchenko, annoncé mort assassiné mardi, est apparu vivant ce mercredi lors d'une conférence de presse du chef de la Sécurité d’État ukrainienne annonçant avoir déjoué un complot et empêché le meurtre.

Le journaliste russe critique du Kremlin Arkadi Babtchenko, dont les autorités ukrainiennes avaient annoncé mardi la mort, est en réalité vivant et est apparu devant la presse mercredi, Kiev expliquant avoir mis en scène un meurtre pour déjouer un assassinat commandité par la Russie.

"Grâce à cette opération, nous avons réussi à déjouer une provocation cynique et à documenter les préparatifs de ce crime par les services spéciaux russes", a déclaré le chef des services ukrainiens de sécurité (SBU) Vassyl Grytsak, aux côtés du journaliste, précisant que cette "provocation" consistait à assassiner Arkadi Babtchenko.

Coup monté

Le journaliste et écrivain russe est connu pour être critique de longue date du régime de Vladimir Poutine. Opposé à l’annexion de la Crimée, en 2014, et à la guerre menée par Moscou dans l’est de l’Ukraine, il avait fui la Russie en février 2017 après avoir reçu des menaces de mort, consécutives à une violente campagne sur Internet et sur les télévisions russes. 


Au même moment, Kiev vient d'annoncer l'arrestation d'un homme accusé de préparer l'assassinat du journaliste. "Nous avons interpellé l'organisateur de ce crime il y a trois heures à Kiev", a ajouté M. Grytsak, affirmant que cet homme avait reçu 40.000 dollars de la part des "services spéciaux russes" pour préparer l'assassinat du journaliste.

L'annonce de la mort d'Arkadi Babtchenko, virulent critique du Kremlin, exilé à Kiev après avoir été menacé en Russie, avait bouleversé en Ukraine et en Russie. L'ONG Reporters Sans Frontières (RSF), qui avait exhorté l'Ukraine et la Russie à "coopérer" pour faire la lumière sur cet "acte ignoble" plutôt que "se livrer à une guerre d'information dangereuse", a condamné mercredi une simulation "navrante".

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