La belle histoire du jour : il sauve sa fille en lui donnant un rein alors qu’ils ne sont pas compatibles

La belle histoire du jour : il sauve sa fille en lui donnant un rein alors qu’ils ne sont pas compatibles
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MIRACLE - Un père a sauvé sa fille qui souffrait d’une maladie rénale en lui faisant don d’un de ses reins. Pourtant, les médecins les avaient jugés incompatibles.

Il était prêt à tout pour voir sa fille grandir. Phil Gay, un Londonien aujourd’hui âgé de 48 ans, apprend en 2013 que sa fille Charlotte est atteinte d’une grave maladie s’attaquant à ses reins, relate le Mirror. Les médecins lui précisent qu’elle doit être mise sous dialyse, son corps étant très fragile. Pendant des mois, l’adolescente de 15 ans va supporter près de 10 heures de dialyse par jour. Ses parents s’organisent pour qu’elle soit hospitalisée à domicile. Mais fin 2013, son cas s’aggrave. La greffe devient urgente, Charlotte étant considérée “en phase terminale” par le corps médical.

Vingt et un membres de la famille et amis sont alors examinés afin de trouver un donneur compatible. En vain. Ses parents ne peuvent rien faire pour elle. Du moins, c’est ce qu’ils pensaient. Phil Gay s’entretient avec un expert en dons d’organes qui lui propose une solution : "Il m’a dit que Charlotte pouvait être traitée, que si son plasma sanguin était purifié, je pourrais lui donner un rein sans qu’elle ne le rejette." C’est ce qu’ils feront.

"Aujourd'hui, il est mon héros"

Les quatre jours précédant l’opération, l’adolescente subit des traitements intenses pour préparer son corps. Seulement ce dernier n’y répond pas. La quantité d’anticorps présente dans son corps ne s’améliore pas. Le doute s’installe alors dans la famille mais l’intervention est maintenue. Le matin venu, le père de famille se présente à l’hôpital plein de crainte : "Je suis monté en larmes dans le taxi. Je ne savais pas si cette greffe allait fonctionner." Pour se motiver, il enfile le maillot de son héros et footballeur préféré : Bobby Moore.

Une fois tous deux sortis du bloc, les médecins leur annoncent que tout s’est bien passé. Un miracle pour cette famille qui s’attendait au pire. Aujourd’hui, Charlotte est en pleine forme, malgré le traitement à vie qui lui a été prescrit : 28 comprimés "anti-rejet" à avaler chaque jour. Elle qui était incapable de courir à aujourd’hui retrouvé ses activités favorites comme le badminton et la natation.

De son côté, Phil Gay milite pour faire connaître son histoire et encourager les familles à aller jusqu’au bout et surtout ne pas reculer face au don d’organe. Charlotte lui a même offert une plaque avec le mot "héros" inscrit dessus. Elle s’explique : "Je n’ai pas de mot pour décrire à quel point je suis reconnaissante envers mon père. Nous sommes liés à vie. Le jour de l’opération, il portait le maillot de son héros. Aujourd’hui, il est mon héros."

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