La belle histoire du jour : la mobilisation des passagers de l'avion empêche son expulsion vers l'Iran

La belle histoire du jour : la mobilisation des passagers de l'avion empêche son expulsion vers l'Iran

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SUEDE – Installé en Suède et père de deux enfants, Ghader devait être renvoyé en Iran mais des passagers ont empêché l'avion de décoller empêchant de fait son expulsion.

Ils ont refusé à l'unanimité d'attacher leur ceinture. Grâce à ce geste anodin, les passagers d'un avion sont parvenus à empêcher l'expulsion d'un Kurde iranien vers son pays d'origine où il risquait d'être persécuté, rapporte The Independent . Craignant pour son intégrité, Ghader Ghalamer a fui son pays il y a plusieurs années pour la Turquie où il a rencontré sa femme Fatemeh. Bien qu'il ait obtenu le titre de réfugié par le Haut-commissariat aux réfugiés de l'ONU, il a dû attendre cinq ans avant de pouvoir s'installer en Suède avec sa femme.

Depuis, le couple a eu deux enfants et Ghader a décidé de postuler à un titre de résident que sa femme possède déjà. Malheureusement, la loi suédoise oblige à candidater depuis l'étranger. Il se rend donc en Norvège pour formuler sa demande, mais celle-ci n'aboutit pas. Au bout de quinze jours, il revient donc les mains vides.

Expulsion vers l'Iran

Mais à son retour, les autorités suédoises informent Ghader que comme ses enfants ont supporté son absence pendant plusieurs jours, il n'y a plus de difficultés à ce qu'il soit renvoyé vers son pays natal pour demander son titre de résident. Jeudi 10 avril, le réfugié est donc mis dans un avion à Ostersünd (centre de la Suède) en direction de Stockholm, d'où il sera expulsé vers l'Iran.

Mais à l'aéroport, ses proches et sa famille informent les autres passagers du cas de Ghader et ces derniers décident en protestation de ne pas boucler leur ceinture. Or pour des raisons de sécurité, les pilotes se retrouvent dans l'incapacité de décoller. Le réfugié kurde est alors envoyé dans un centre de rétention à Gävle, non loin de là. Mais les autorités ont indiqué que la situation de Ghader n'avait pas changé. Il est donc susceptible d'être à nouveau expulsé.

"Cela suffit maintenant, s'exclame Sanna Vestin, porte-parole du Réseau suédois des groupes de soutien aux réfugiés (FARR). Quiconque voit la famille ne peut douter que l'expulsion du père sera dommageable pour les enfants." Depuis Ghader est entré en grève de la faim pour dénoncer sa situation et le FARR a organisé des manifestations mardi dernier afin de soutenir le réfugié kurde. 

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