La communauté internationale réclame la "libération immédiate" de l’opposant russe Alexeï Navalny

L'état de santé d'Alexeï Navalny est très préoccupant

RÉACTIONS – De Washington à Paris, les dirigeants occidentaux ont dénoncé la condamnation du blogueur russe, figure de l’opposition au Kremlin.

Tandis qu’à Moscou, les partisans d’Alexeï Navalny s’organisent pour manifester sur la place du Manège, près du Kremlin, ailleurs dans le monde, les réactions se multiplient après la condamnation de l’opposant russe à deux ans et demi de détention dans une colonie pénitentiaire. Quelque temps après la sentence, tombée ce mardi 2 février au soir, Londres a appelé à sa "libération immédiate et sans condition", ainsi que celle de "tous les manifestants pacifiques et journalistes arrêtés ces deux dernières semaines" lors des manifestations en soutien au blogueur russe. 

Même demande du côté des États-Unis qui ont exprimé, par le biais du chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, leur "profonde préoccupation" suite à cette condamnation. "Comme tout citoyen russe, M. Navalny doit jouir des droits garantis par la Constitution russe", a réclamé ce dernier. Berlin a également demandé la libération sans délai d’Alexeï Navalny, rentré en Russie le 17 janvier après une hospitalisation en Allemagne provoquée par une tentative d’empoisonnement au mois d’août. 

"Le verdict contre Alexei Navalny est très éloigné des règles de l'Etat de droit. Navalny doit être libéré immédiatement. La violence contre des manifestants pacifiques doit cesser", a dénoncé la chancelière Angela Merkel, dans un message relayé sur Twitter par son porte-parole Steffen Seibert.

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Emmanuel Macron, lui, a qualifié d’"inacceptable" cette condamnation et appelé à la "libération immédiate" d'Alexeï Navalny. "Un désaccord politique n’est jamais un crime. (…) Le respect des droits humains comme celui de la liberté démocratique ne sont pas négociables", a poursuivi le président sur Twitter. Au niveau européen, le chef de la diplomatie Josep Borrell a estimé que la condamnation de la figure de l’opposition russe au Kremlin allait "à l’encontre des engagements internationaux de la Russie en matière d’État de droit et de libertés fondamentales", avant de réclamer "sa libération immédiate". Et Moscou n’a pas manqué de réagir à ces condamnations de la part de la communauté internationale, les qualifiant d’"ingérence", ont rapporté les médias nationaux. 

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