La Corée du Nord avertit les États-Unis et se dit prête à la guerre nucléaire

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MENACES - Après une semaine de vives tensions, la Corée du Nord s'est dit prête samedi à répondre par "le nucléaire" à "toute attaque nucléaire", répondant au président Donald Trump qui a promis de "traiter le problème" nord-coréen.

La Corée du Nord sort les muscles. A l’occasion du 105e anniversaire de la naissance de Kim Il-Sung - le fondateur République populaire démocratique de Corée - le numéro 2 du régime a fait savoir samedi que son pays était "prêt à répondre à une guerre totale par une guerre totale". Réponse indirecte au président américain Donald Trump qui a promis de "traiter le "problème" nord-coréen.


"Nous sommes prêts à répliquer à toute attaque nucléaire par une attaque nucléaire de notre façon", a ainsi déclaré Choe Ryong-Hae lors d'une cérémonie précédant l’impressionnante parade militaire, alors que le porte-avions américain Carl Vinson et sa flottille font route vers la péninsule coréenne. Dans une déclaration diffusée vendredi par KCNA, l'agence de presse officielle du pays, l'armée nord-coréenne a pour sa part assuré que les bases américaines en Corée du Sud, "tout comme les quartiers généraux du Mal", tels que la présidence sud-coréenne à Séoul, seraient "pulvérisés en quelques minutes" en cas de guerre. 

Vers un sixième essai nucléaire samedi

Samedi, à Pyongyang, en vue de la démonstration de force du régime, des milliers de soldats ont défilé devant le leader du régime, Kim Jong-Un. Selon de nombreux observateurs, la Corée du Nord, dont le programme nucléaire est à l'origine de vives tensions internationales, pourrait profiter de cette date-anniversaire pour procéder samedi à un nouveau tir de missile balistique, voire, selon certains, son sixième essai nucléaire, manœuvres interdites par la communauté internationale.

Le président Donald Trump a annoncé jeudi l'envoi vers la péninsule coréenne du porte-avions Carl Vinson et de trois navires lance-missiles, et une "armada" comprenant des sous-marins. Un déploiement qualifié d'"insensé" par le régime de Pyongyang. De son côté, la Chine a mis en garde  vendredi qu'un "conflit peut éclater à tout moment" : quiconque en sera à l'origine "devra assumer une responsabilité historique et en payer le prix", a martelé le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, répétant que "le dialogue est la seule issue". La Russie, qui s’est dite "très inquiète", a de son côté appelé toutes les parties à la "retenue" et mis en garde contre "toute action qui pourrait être interprétée comme une provocation".

Jeudi, une semaine après avoir frappé la Syrie, les Etats-Unis ont utilisé en Afghanistan la plus puissante bombe américaine non-nucléaire jamais larguée surnommée "la mère de toutes les bombes". Un largage qui a été largement interprété comme un signal adressé à la Corée du Nord.

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