En clôture des "Jeux de la paix", la Corée du Nord se dit prête à discuter avec les Etats-Unis

DIPLOMATIE - Ce dimanche à Pyeongchang, on clôturait les Jeux Olympiques, mais pas seulement. La présidence sud-coréenne a annoncé durant la cérémonie que la Corée du Nord était "disposée" à avoir des pourparlers avec Washington.

Les JO 2018, baptisés par leurs organisateurs les "Jeux de la paix" et qui ont débuté le 9 février dernier, ont été le théâtre d'un rapprochement spectaculaire entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, toujours officiellement en guerre depuis 1953. Et les organisateurs des Jeux ne croyaient pas si bien dire.


Il se trouve en effet que la Corée du Nord est "disposée" à tenir des pourparlers avec les USA, indique ce dimanche la présidence sud-coréenne. Lors d'une rencontre avec le président sud-coréen Moon Jae-in, la délégation nord-coréenne "a convenu que les pourparlers inter-coréens et les relations du Nord avec les Etats-Unis devraient s'améliorer en même temps", selon un communiqué de la présidence. Celui-ci indique même que ce samedi, le président sud-coréen et le général Kim se sont entretenus pendant plus d'une heure. 

La Corée du Nord "disposée" à avoir des pourparlers avec les USA

Ces Jeux ont-ils permis, en sous main, de dégeler les relations entre la Corée du Nord et le reste du monde ? C'est fort probable. Pour la grande fête qui est venue clôturer ces Jeux ce dimanche, c'est un général, Kim Yong Chol, qui a assisté à la cérémonie, en compagnie... d'Ivanka Trump, la fille de Donald Trump. Mais les deux ont toutefois gardé leurs distances.


Selon des images de la zone VIP du stade olympique, le président sud-coréen Moon Jae-in a serré la main d'Ivanka Trump, et peu après celle du général Kim Yong Chol, assis une rangée derrière la fille du président américain. Mais les représentants de la Corée du Nord et des Etats-Unis n'ont apparemment pas eu de contact direct. 

Des Jeux vraiment diplomatiques ?

A Pyeongchang, ce sont pas moins de huit dignitaires nord-coréens qui ont fait le voyage : l'ultime illustration, pour certains observateurs, de la folie diplomatique qui s'est emparée de la péninsule depuis que le Nord a annoncé à la surprise générale, le 1er janvier, qu'il participerait aux JO de Pyeongchang. Pour la cérémonie d'ouverture, le leader nord-coréen Kim Jong Un avait dépêché sa soeur Kim Yo Jong qui se trouvait tout près du vice-président américain Mike Pence. 

Lors de ce premier voyage au Sud d'un membre de la dynastie des Kim, elle avait invité M. Moon à un sommet à Pyongyang. Ce dernier s'est pour le moment, bien gardé de répondre à cette invitation mais durant cette quinzaine olympique, les symboles étaient là. 


Après le défilé en commun des deux Corées lors de la cérémonie d'ouverture, après la constitution d'une équipe féminine unifiée de Corée en hockey sur glace, après aussi les présences remarquées de la soeur du leader nord-coréen Kim Jong Un en ouverture et celle des pom-pom girls nord-coréennes tout au long de la quinzaine, c'est la poignée de main échangée entre le président de Corée du Sud Moon Jae-in et ce général, Kim Yong Chol, qui restera un des moments forts de la clôture.

En vidéo

L'arrivée de la délégation nord-coréenne à Pyeongchang pour la cérémonie de clôture des JO

C'est aussi durant cette cérémonie que la présidence sud-coréenne a annoncé que Pyongchang était disposée à discuter avec les Etats-Unis. Si la Corée du Nord semble faire un pas en avant en direction de la communauté internationale, ces dernières heures, la trêve olympique et les "Jeux de la Paix" ne semblent pas avoir eu, pour le moment, l'effet escompté : Donald Trump a annoncé de nouvelles sanctions unilatérales contre la Corée du Nord qui l'a accusé, samedi 24 février, d'amener "les nuages de la guerre" sur la péninsule. 

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