La Corée du Nord va-t-elle porter un "coup fatal" aux JO d'hiver 2018 ? Séoul s'inquiète

La Corée du Nord va-t-elle porter un "coup fatal" aux JO d'hiver 2018 ? Séoul s'inquiète

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JO - Un ministre sud-coréen s'inquiète que la Corée du Nord puisse tenter de perturber l'ouverture des Jeux olympiques. Pour éviter de provoquer le régime de Kim Jong-Un, la Corée du Sud songerait à reporter les exercices militaires conjoints avec les Etats-Unis prévus au moment des JO.

Au lendemain du lancement par la Corée du Nord d’un engin balistique capable de frapper n’importe quelle ville des États-Unis, leur voisin du Sud s’inquiète que le régime puisse porter un "coup fatal" aux Jeux olympiques d’hiver de Pyengchang prévus du 9 au 25 février. Jeudi, un ministre sud-coréen a affirmé craindre que la Corée du Nord puisse lancer un missile le jour de la cérémonie d’ouverture, le 9 février 2018.

Pas d’exercices militaires conjoints entre Washington et Séoul ?

Depuis le lancement d’un nouveau missile, la presse sud-coréenne s’interroge sur la tenue des traditionnels exercices militaires que la Corée du Sud et les États-Unis mènent généralement tous les ans au mois de février ou en mars. Vont-ils être suspendus pour éviter qu’ils ne coïncident avant le début des Jeux Olympiques ? La question se pose.


Au cours d’un forum à Séoul, le ministre de l’Unification, Cho Myoung-Gyon, a fait part de ses craintes. "Si le Nord se livre à un nouvel acte de provocation au moment où les JO sont imminents, cela pourrait leur porter un coup fatal", a-t-il affirmé. "Il est important que les Jeux olympiques de Pyeongchang aient lieu dans une atmosphère de stabilité", a ajouté le ministre.


Et c’est pourquoi, selon l’agence sud-coréenne Yonhap qui cite des sources militaires, Séoul pourrait demander le report des manœuvres militaires pour éviter leur concomitance avec les JO. Ces exercices conjoints nommés Key Resolve/Foal Eagle devraient avoir lieu pendant la compétition internationale. Chaque année, ces manœuvres ont tendance à enrager le régime de Kim Jong-Un qui y voit comme un signe d’une future invasion. Généralement, les nord-coréens organisent alors leur propre exercice militaire et procèdent à des tirs de missile en représailles.


Pour le moment, la présidence sud-coréenne, connue sous le nom de la Maison Bleue, a déclaré que la question du report des exercices n’avait pas été discutée et qu’aucune décision n’avait été prise.

La délégation française viendra, viendra pas ?

Pour la délégation française, la question de la sécurité est primordiale. Le 21 septembre dernier, la ministre des Sports, Laura Flessel, avait fait part de ses inquiétudes pour la sécurité des athlètes français. "On ne mettra jamais dans l'insécurité notre équipe de France", avait-elle affirmée à l’antenne de RTL la ministre. "Si ça s'envenime et qu'on n'arrive pas à avoir une sécurité affirmée, notre équipe de France resterait ici", avait-elle affirmée.


Au vu de l’attitude de Donald Trump à l’égard de la Corée du Nord et de son leader, la situation pourrait s’envenimer tout au long du mois de janvier et mettre en péril la tenue des Jeux Olympiques d’Hiver.  

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