La cyberguerre, nouvelle arme de dissuasion des grandes puissances ?

International
DirectLCI
HACKER - Après le scandale des cyberattaques ayant perturbé l'élection américaine, les Etats-Unis ont décidé de durcir le ton et entendent bien riposter. Depuis plusieurs années, les cyberattaques semblent être la nouvelle arme de dissuasion des grandes puissances, à défaut des véritables affrontements sur le terrain.

Alors qu’il s’apprête à laisser sa place à Donald Trump à la Maison Blanche le 1er janvier prochain, Barack Obama n’a pas la tête aux vacances pour autant. Le président américain a explicitement mis en cause son homologue russe Vladimir Poutine concernant les cyberattaques qui ont perturbé l’élection américaine en novembre dernier.


"La Russie est un plus petit pays que nous, plus faible. Leur économie ne produit rien de ce que l'on voudrait acheter. A part du pétrole du gaz et des armes. Ils n'innovent pas. » Avec cette déclaration ferme et sans détour ce vendredi, Obama entend bien riposter et ne prend plus de précaution pour nommer l’ennemi. 


La CIA et les agences de sécurité en sont persuadées, la Russie a voulu influencer l’élection américaine à coups de cyberattaques, avec notamment des intrusions informatiques pour s’emparer de dizaines de milliers de mails du parti démocrate et ainsi déstabiliser Hillary Clinton. Ils seraient même aller plus loin en relayant une rumeur sur un pseudo réseau pédophile lié au clan Clinton dans une pizzeria de Washington.

Les russes, la crème des hackeurs ?

Et ce ne serait pas la première cyberattaque marquée du sceau russe. En 2007, l’Estonie est une des premières à subir la colère informatique de Moscou. Les sites internet de ses banques, médias et partis politiques sont paralysés alors que Tallinn avait osé déplacer une statue à la gloire soviétique.


Une méthode d’intrusion qui avait notamment paralysé TV5 Monde en 2015, leurs écrans restant noirs pendant 17 heures sur les 200 canaux de la chaîne francophone. Autre coup d’éclat de pirates russes effectué en début d’année, le piratage de l'Agence Mondiale anti-dopage, qui révèle que les joueuses de tennis américaines Venus et Serena williams ont pu se doper sans être inquiétées. Là encore, les surdoués du code qui ont fait de l'informatique la nouvelle arme de dissuasion.


En France on estime avoir pris la mesure de la menace. 2.500 militaires qualifiés de "combattants numériques" devraient être à pied d'œuvre en 2019.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter