La France prête à accueillir 9.100 migrants

La France prête à accueillir 9.100 migrants

REPARTITION – La France et l'Allemagne vont accueillir 9.100 et 12.100 demandeurs d'asile dans les deux ans à venir, pour soulager l'Italie et la Grèce. En juin dernier, l'idée d'une répartition par quota avait été abandonnée, au profit d'une répartition volontaire des 60.000 réfugiés et demandeurs d'asile.

La problématique de la répartition des migrants dans l'Europe revient sur le devant de la scène. Jeudi soir, la France et l'Allemagne ont annoncé qu'elles allaient accueillir respectivement 9.100 et 12.100 réfugiés ou demandeurs d'asile dans les deux ans à venir pour soulager l'Italie et la Grèce, deux portes d'entrée de l'Europe, qui en accueillent actuellement le plus grand nombre. Toutefois, l'Union européenne peine encore à s'entendre sur la répartition des 60.000 migrants que les pays membres se sont engagés à accueillir, le 25 juin dernier.

Pourquoi 9.100 migrants, pas plus, pas moins ? Le chiffre correspondant, à quelques dizaines près, à ce que la Commission européenne avait recommandé, sous forme de quota, à la fin du moi de mai dernier. Dans son plan global pour l'immigration, elle invitait l'hexagone à accueillir 9.127 migrants en deux ans. Un chiffre qui, d'après Le Monde , repose sur un calcul composé de plusieurs critères dont le PIB, la population totale, le taux de chômage et le nombre de réfugiés déjà installés.

Les pays de l'UE pas sur la même ligne

A l’époque, si Manuel Valls s’était montré très ferme sur le sujet, en assurant explicitement être opposé à l'idée de quotas de migrants, Bernard Cazeneuve, lui, avait fait preuve d'un peu plus de souplesse. Sur RTL , le 11 mai, il avait assuré que les quotas de Jean-Claude Juncker sur les migrants "s'inspirent de propositions françaises"... avant de devoir rentrer dans la ligne gouvernementale. Finalement, la répartition avait été décidée sur la base du volontariat.

Si la France et l'Allemagne accueilleront donc un tiers des migrants, ce qui satisfait Bruxelles, reste les deux autres tiers en suspens. De sources européennes, l'Espagne et l'Autriche ont voulu différer l'annonce de leur contribution, la Hongrie a refusé de s'engager et la Pologne et la République tchèque ont, elles, accepté de jouer le jeu et d'accueillir des migrants.

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