La Grèce entame une nouvelle semaine cruciale pour son avenir

La Grèce entame une nouvelle semaine cruciale pour son avenir

ÉCONOMIE – Réouverture des banques, mise en place des réformes, visite d'experts de ses créanciers, la Grèce va vivre une nouvelle semaine agitée mais cruciale pour sauver son économie.

Chaque lundi résonne comme une nouvelle journée d'angoisse pour les Grecs. Une semaine après l'accord trouvé entre Bruxelles et Athènes, le pays entame une nouvelle période de grands changements pour tenter de sauver son économie. Et ce désormais avec un nouveau gouvernement après le remaniement de vendredi visant à remplacer les ministres frondeurs.

EN SAVOIR +

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La réouverture des banques

Première mesure : la réouverture des banques, fermées depuis le 29 juin. Samedi, le gouvernement d'Alexis Tsipras a signé un décret en ce sens, même si les retraits restent plafonnés. Les Grecs pourront désormais retirer 420 euros par semaine, contre 60 par jour jusqu'alors, ce qui devrait permettre d'éviter des files interminables devant les distributeurs. Des exceptions ont également été prévues pour les personnes devant payer des soins médicaux ou des études à l'étranger.

En revanche, les restrictions et les contrôles de capitaux restent maintenus, afin d'éviter une fuite massive des richesses, qui mettrait l'économie du pays à terre.

La mise en place de réformes

Pour obtenir un troisième plan d'aide de la part de ses créanciers, Athènes s'est engagé à mettre en place une série de réformes qui vont lourdement impacter les Grecs. La TVA va passer, lundi 20 juillet, de 13 à 23% pour une série de biens et services de tous les jours, du sucre aux courses en taxi en passant par la restauration, les enterrements ou même les préservatifs. Le gouvernement espère des recettes supplémentaires de 795 millions d'euros pour 2015 et de quelque 2,4 milliards d'euros à partir de 2016.

La chaîne de magasins d'alimentation Lidl s'est offert une belle campagne de publicité pour expliquer à ses clients qu'elle ne répercuterait pas cette hausse de TVA sur ses prix.

L'obtention d'un prêt

La semaine dernière a été marquée par le oui des Parlements français, finlandais mais surtout allemand, pour négocier un troisième plan d'aide à Athènes sur la base de l'accord trouvé le week-end précédent. Ces votes ont permis aux 28 de la zone euro de s'entendre sur le versement d'un prêt dès lundi de 7,16 milliards d'euros. Ce dernier va toutefois être vite utilisé puisque la Grèce doit rembourser 4,2 milliards d'euros à la Banque centrale européenne (BCE) avant lundi. Il servira aussi à payer au Fonds monétaire international (FMI) 2 milliards d'euros d'arriérés.

Des experts des créanciers d'Athènes – la BCE, le FMI et la Commission européenne – vont d'ailleurs se rendre dans le pays pour évaluer l'état de l'économie grecque.

De nouvelles réformes à faire voter

Alexis Tsipras n'en a pas fini du combat politique. Le Premier ministre devra revenir au Parlement pour y faire voter une nouvelle série de réformes sur, notamment, la justice civile ou la législation bancaire. Mercredi dernier, pour faire approuver les premières mesures, le chef du gouvernement a dû s'appuyer sur le soutien de l'opposition plutôt que des députés de son parti Syriza.

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