La Grèce retrouve un budget excédentaire

La Grèce retrouve un budget excédentaire

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GRECE – Au terme d'efforts considérables, la Grèce est parvenue, avec l'appui de l'UE et du FMI, à réduire son déficit pour atteindre en 2013 un excédent budgétaire de 800 millions d'euros, hors service de la dette. Un résultat encourageant et indispensable à la poursuite de l'aide à laquelle le pays continue d'être dépendant.

Le budget de l'Etat repasse dans le vert. Les efforts particulièrement douloureux consentis par la Grèce depuis trois ans produisent leurs effets. Athènes a annoncé mardi un excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) "d'au moins 800 millions d'euros" en 2013. Une première depuis plus d'une décennie.

"Il s'agit d'un excédent primaire important, le plus élevé en Europe (...) obtenu grâce aux sacrifices énormes du peuple grec", s'est félicité le ministre adjoint des Finances, Christos Staïkouras, en annonçant les chiffres. En réalisant cet excédent, Athènes remplit à nouveau son objectif. Un objectif qui conditionne cette année un futur allégement de sa dette qui s'élève à 300 milliards d'euros, soit 175% du Pib, et plombe les efforts du pays pour sortir de la crise. En effet, la Grèce devrait encore faire face à un déficit budgétaire de 11 milliards d’euros sur la période 2014-2015.

Sortie de la récession attendue en 2014

En juillet prochain doit s’achever le plan de soutien de l'UE et du FMI, obligeant le gouvernement grec à trouver un nouvel appui pour faire face à ces échéances financières et poursuivre l'objectif qu'il s'est fixé de ramener la dette du pays à 120% du PIB en 2020. Des discussions doivent ainsi s'engager sur ce point épineux au printemps avec ses partenaires à qui Athènes pourrait demander un allongement du délai de paiement des obligations et une nouvelle baisse des taux d'intérêt. Depuis 2010, cependant, ses créanciers ont injecté environ 240 milliards d'euros à travers deux programmes de prêts. Un effort considérable qui limite aujourd'hui leur marge de manœuvre.

Dans ces conditions, après les sacrifices consentis ces dernières années, Athènes veut croire au redémarrage durable de son économie. D'ores et déjà, une croissance de 0,6% est attendue cette année. Une première étape vers un retour à la normale qui prendra encore du temps.

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