La journaliste hongroise qui a fait tomber un migrant veut... porter plainte contre lui

La journaliste hongroise qui a fait tomber un migrant veut... porter plainte contre lui

SUITE - A Röszke, en Hongrie, le 8 septembre, la journaliste d'extrême droite Petra László faisant tomber un réfugié syrien et son fils qu'il portait dans ses bras. Licenciée depuis, la reporter d’images a déclaré vouloir porter plainte contre l’homme, mais aussi contre Facebook.

Son geste avait fait le tour du monde à la rentrée. Petra László, la journaliste hongroise qui avait choqué la Toile après la diffusion d’une vidéo la montrant faire chuter volontairement un réfugié syrien tenant son fils dans les bras et poursuivi par la police à Röszke, le 8 septembre, compte porter plainte contre sa victime, mais aussi contre le réseau social Facebook.

La raison ? La reporter d’images, qui a depuis été licenciée, estime que la propagation de son méfait sur le réseau social, sur lequel un "mur de la honte" la concernant a notamment été créé, avait nui à son honneur et à sa dignité. "Je ne sais pas ce que nous allons faire, mais une chose est sûre : nous allons poursuivre Facebook. Mon mari veut prouver mon innocence. Pour lui, c’est désormais une question d’honneur", justifie la jeune femme dans une interview accordée au site d’info russe Life News , et  repérée par France Info.

Accusé de faux témoignage

L'entreprise de Mark Zuckerberg n'est pas la seule visée : Petra László veut porter plainte également contre sa victime. Dans la même interview, elle fait part de son envie d'attaquer en justice Osama Abdul Mohsen, le réfugié syrien, résidant désormais en Espagne, destinataire du fameux croche-patte de la journaliste. Elle l'accuse de faux témoignage, lui reprochant d'avoir d'abord déclaré avoir été poussé par des policiers avant de se retourner contre elle.

Persuadée de pouvoir prouver son innocence, la jeune femme risque surtout de devoir justifier devant les juges un geste dont les images ont été vues des centaines de milliers de fois. Face au nombre important de vues, elle avait finalement présenté des timides excuses. "Quand je vois la vidéo aujourd’hui, je ne me reconnais pas. Je regrette sincèrement ce que j’ai fait, et j’en prends la responsabilité", assurait-elle dans une lettre publiée par le site du quotidien hongrois Magyar Nemzet.

À VOIR AUSSI >>  Fauché par une journaliste, le réfugié syrien devient entraîneur en Espagne
 

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