La minute 7 à 8 : la beauté à haut risque en Colombie

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PHÉNOMÈNE DE SOCIÉTÉ - En Colombie, tous les moyens sont bons pour atteindre les standards de beauté. Pour s'adapter à tous les budgets, des cliniques clandestines ont vu le jour, protégées par des cartels de la drogue. Mais leurs pratiques, pas encadrées, comportent des risques pour les clients.

Des fessiers rebondis, des poitrines plantureuses : en Colombie, un nombre croissant de femmes ont recours à la chirurgie esthétique. Et pour attirer un maximul de clients, les professionnels proposent des opérations low-cost : dans ce pays d'Amérique latine, le salaire mensuel moyen est de 500 euros. Alors, des dizaines de salons de beauté illégaux cassent les prix, au risque de mettre en danger leur clientèle. En effet, les opérations sont pratiquées par des intervenants qui n’ont pas de diplôme de chirurgien. Ils l'exercent parfois comme une deuxième profession, à côté de leur métier de coiffeur, ou de cuisinier. 


Des cliniques clandestines qui ne sont jamais condamnées, car elles sont protégées par les cartels de la drogue. Sauf que pour suivre les dernières tendances, certaines Colombiennes sont prêtes pour tout. La Colombie attire également de nombreux étrangers qui souhaitent passer sur la table d'opération. A tel point que Cali, troisième ville du pays, est devenue une Mecque du bistouri. Chaque année, plus de 210.000 opérations de ce type y sont effectuées, soit 3,3% du total dans le monde, selon les chiffres de la Société internationale de chirurgie esthétique (ISAPS). 

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