Immigration : les pays riches n'accueillent pas la majorité des réfugiés

Immigration : les pays riches n'accueillent pas la majorité des réfugiés
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IDÉES REÇUES - Le classement 2016 d'Amnesty International rappelle que la grande majorité de la population mondiale déplacée est reçue dans dix pays. Tous situés au Moyen-Orient ou en Afrique, ils représentent 2,5 % du PIB mondial.

Contrairement à ce que laissent penser les dernières polémiques - refus de Laurent Wauquiez d'accueillir sa part de migrants de la jungle de Calais, ou propos récents de Nicolas Sarkozy, l'Union européenne est loin d'accueillir toute la misère du monde.

Dans son classement 2016 sur la répartition des déplacés en 2015 , Amnesty International rappelle ce 4 octobre que plus de la moitié (56 %) de ces 21 millions de personnes, soit 12 millions, sont concentrées dans seulement dix pays. Représentant à peine 2,5 % du PIB, ces Etats sont tous limitrophes des grandes zones de conflit fuies par les migrants - et ce exclusivement aux Proche et Moyen-Orient ou en Afrique. En tête figure la Jordanie, talonnée par la Turquie, le Pakistan, le Liban, l'Ethipie, l'Ouganda, la République démocatique du Congo et le Tchad. 

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    Il s'agit de "pays voisins de zones de conflit", souligne Amnesty. "Cette situation est par nature intenable, et expose les millions de  personnes qui fuient la guerre et les persécutions dans des pays comme la Syrie, le Soudan du Sud, l'Afghanistan et l'Irak à une misère et des souffrances intolérables", déplore Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty International.

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        Les pays riches font ainsi preuve d'une totale absence de volonté politique et de responsabilité- Alil Shetty, secrétaire général d'Amnesty International

        En Union Européenne, les demandes d'asile ont doublé en 2015, passant de 563.000 à 1,6 millions en 2015. Une situation qui a généré l'actuelle crise européenne des migrants, mais aussi des approximations sur le nombre total de réfugiés réellement sur place. Pour Amnesty, "les pays riches font ainsi preuve d'une totale absence de volonté politique et  de responsabilité".

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