La Russie accuse Charlie Hebdo de "blasphème" après des dessins sur le crash en Egypte

La Russie accuse Charlie Hebdo de "blasphème" après des dessins sur le crash en Egypte

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CARICATURES - Charlie Hebdo ne plaît décidément pas à tout le monde. Le Kremlin n’a pas du tout goûté les dessins du journal sur le crash au Sinaï, qu'il juge "blasphématoires".

L’humour de Charlie Hebdo est de nouveau critiqué. Après avoir suscité l a polémique pour plusieurs caricatures sur la mort du petit Aylan , le journal satirique remet le couvert. Cette fois, ce sont les dessins parus cette semaine sur le crash de l’Airbus de Metrojet au Sinaï qui ont déplu jusqu’en Russie.

Sur le premier dessin, on peut voir un homme se protéger la tête alors que les débris de l’avion tombent du ciel. Le texte l’identifie comme un djihadiste et sous-entend que la Russie aurait elle-même provoqué le crash. Sur le deuxième, un crâne posé au milieu des débris et d’autres restes humains explique qu’il aurait du "prendre air cocaïne" alors que le titre du dessin pointe les dangers du low cost russe.

"Quelqu'un est-il encore Charlie ?"

La première charge est venue de Maria Zakharova, représentante du Ministère des Affaires Etrangères russe. Sur son compte Facebook, elle publie un message dans lequel elle juge "scandaleuses" les caricatures du journal, et pose cette question: "Quelqu’un est-il encore Charlie ?" Une critique portée également par le chef du comité des affaires internationales de Russie, Konstantin Kosachyov, qui sur sa page Facebook juge les dessins de Charlie Hebdo “immoraux” et accuse le journal de "faire de l’argent sur les malheur des gens".

Peu après, Dmitry Peskov, porte-parole du Kremlin, lui emboîte le pas. Dans un communiqué, il estime vendredi que "cela n'a rien à voir avec la démocratie, l'expression de soi ou autre. C'est un pur blasphème". Il explique que "comme tout le monde" il a pleuré lors des attentats, mais qu’il n’a "jamais été Charlie". Par sa voix, la Russie a toutefois fait savoir qu’elle ne demanderait pas d’explications officielles à la France pour ces deux dessins. La rédaction de Charlie Hebdo n’a pour l’instant pas réagi.

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