La Russie réaffirme viser l'Etat islamique en Syrie

La Russie réaffirme viser l'Etat islamique en Syrie
International

TERRORISME - La Russie a réaffirmé samedi cibler le groupe Etat islamique (EI) en Syrie mais les Etats-Unis ont réitéré leurs critiques envers Moscou, qui chercherait en priorité à défendre le régime.

Le doute demeure sur les intentions russes. Selon le ministère de la Défense russe, une série de frappes ces dernières 24 heures ont détruit un poste de commandement et un bunker de l’EI près de Raqa (nord-est), la "capitale" de l’organisation extrémiste qui contrôle près de la moitié du territoire syrien. Les avions russes ont en outre détruit un entrepôt de munitions et visé un camp d’entraînement du groupe jihadiste dans la province d’Idleb (nord-ouest), selon le ministère.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui a encore affirmé que l’EI n’était pas présent dans la province d’Idleb, a de son côté fait état de frappes russes avant l’aube aux environs de Raqa. D’après l’OSDH, six civils, dont une femme et ses quatre filles, ont été tués samedi dans des raids aériens sur le secteur de Jabal al-Zawiya, dans la province d’Idleb. Ils auraient été menés par des avions russes, selon l’ONG. Moscou aurait également fait bombarder samedi la ville d’Al-Qaryataïne, contrôlée par l’EI dans la province de Homs.

"Le problème ici, c’est Assad"

Du début mercredi de l’intervention russe en Syrie à vendredi, ce sont «plus de 60 frappes visant plus de 50 sites d’infrastructures» de l’EI que l’aviation russe a effectuées, a affirmé un haut responsable de l’état-major russe, le général Andreï Kartapolov, assurant que cela avait semé la «panique» chez les jihadistes et qu'"environ 600" d’entre eux avaient abandonné leurs positions.Le général Kartapolov a prévenu que Moscou allait "intensifier" ses frappes en Syrie.

Pour le président américain Barack Obama, une coopération avec Moscou sur le dossier syrien reste possible à condition que les Russes cessent de considérer le président Bachar al-Assad comme un rempart face à l’EI et reconnaissent le besoin d’un changement de régime. "Le problème ici, c’est Assad et la violence qu’il inflige au peuple syrien, et ça doit s’arrêter", a affirmé vendredi le président américain Barack Obama.

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